CHAPITRE DIX-HUITIËMK
les que, morte, elle touche encore de son ime (\'un rayon et d*une baguette magique, pisserie de Beauvais à la chinoiserie jetée ;ère , de la tasse de Sèvres au pot à oille trie, du panneau de boiserie au lustre de
du cartel à la glace en trumeau , du grand ment petit du goût, des bois chantournés au vernis Martin d'une navette à frivolité, »eau et tout le joli , toutes les recherches et charmes du siècle, se recommandent d'elle Tune patronne du luxe et de la rocaille, i grande fortime de madame de Pompa- Ile représente ce caractère inimitable et étendu à toutes les modes d'un temps et à § applications d'un art, un style ; elle est la
et la reine du Rococo (1).
lonr, des chf»iniiKM*s. «l«'s iniroirM, des tables, des sophas, des lits il la Poinpa«iuur. puis piicoro des rubans à la Poraboites à la I'«»mpailour. dos m-rritails k la Poiiipadour, des >iiipadour, des nire-doiits k la r<>inpaduur. Knfin la lettre [ n'y a point aujourd'hui de chilFun pour la toilette d*une e soit à la Poinpadour.
urnal de Lazaro Duvatix, nous trouvons, à la date du 27janadainc Rouillé, la femme du ministre, achetant une petite umpadonr av<»c s''s r(»niotH en bois satiné k fleurs, tiens k m'élever contre une doctrine qui tend à se faire jour faire do madame de Toiiipadour une restauratrice de l'art objets de mobilier et d'art attribués k son inspiiation, des i^nies droites. Parce que madame de Pompadour a gravé ire, parce qu'elle a arrangé k lantique sur des sardoines ou os des ligures contemporaines, il ne s'ensuit pas quelle ait ande passion pour l'art grec et romain. Ses achats de tous it des achats de choses de son temps ou de chinoiseries, e des marchands ne signalent aucune emplette à lafaçor '
Ce sera dans ce cortège et dans ce triomphe aimable , entourée de toutes les grâces de son temps, que madame de Pompadour s'avancera vers la Posférité. Le temps en s*éloignant d'elle jettera un voile sur la favorite , l'histoire oubliera la femme, et il .' restera de la maîtresse de Louis XV une ombre ra- / dieuse et charmante , assise sur un nuage de Bou- .' cher , au milieu d'une cour divine et de cette famille ; de Muses, la Peinture, la Sculpture , l'Architeeture, 1 la Gravure , la Musique , les Beaux-Arts , tous les Arts que Vanloo jetait suppliants aux genoux du Destin pendant la maladie de madame de Pompadour.
ainsi que je l'ai dit plus haat, qu'elle est rinspiratrice de la Conwiation espagnole de Vanloo, à la seule fin de tirer la peinture françMM^* la servitude des héros ^^recs et romains. Mais quel est vraimest la moment où l'action de la favorite est la plus grande sur la mode? c'est vers l'année 1751, l'année où parait cotte Lettre sur le goût frûnçcis^^ énunière les objets qu'elle a baptises de son nom. Je sais bien qM i' ç^ai-de-mcuble est de 1750, mais la révolution dans Parchitecture api^ cédé de vingt ans la révolution dans le mobilier, et les formes^. rè^^ncnt et gouvernent dans ce temps sont les formes enseignées du* les Éléments d'orjcvrerie de Germain publiés en 1748, trois ans 8*M* la lettre. Non certes, ce n'est plus la robuste et ronflante rocaille d"» grand Meisiionnier, mais c'est une rocaille contenue, amincie, rapeùs' sée : le rococo, quoi ! Et je pourrais parier avec certitude que le carro««» qnn la cheminée, le sopha, l'étui dont parle la Lettre sur le goAt frts^ nuis, ainsi que la table « la Pompadour achetée par madame Rooili* chez Lazaro-Duvaux, étaient (1(îs objets aux formes ventrues, coDloo^ ii'M'v;. chani()urni'»*s, et qui n'avaient rien <les profils que reprendront s<Mil<MiHMit api-'-'S la mort de niadanie de Tumpadour les Riessenerelte (inulhiiMN;. N'est-ce iM)int lii d'ailleurs b? mobilier qui entoure la l'ivoritt' dans ses deux p'Tfraits de La Tour et <le lîoucher? Du reste, il**' uin- pnMivi' à l'appui d»; co ijuc J'avance ici, c'e.st que les caricaliiresq* uioqu-'iit le retour «b* fart l'rançais aux moiièlo'* de raniiquilè, el e*B* autres le recueil il(> Ln iiinsr.'ii-'iili* à la fjrccque par le chevalier Je P*" titot. ni» ^ Hit quo (]«; l'année 1771.
PORTRAITS, BUSTES ET INTAILLES S MADAME LA MARQI'ISE DE yOUPADOtH
PortraiU yroiUk.
iste un certain Douibr»: d*r ;/'.•.••*-•* ** if?*>^t 4e um^ le Pompadoor. >c/ut c;t»fr'>!ut >t »u!**.fjV :
La Belle iAmi^jMO'.t. Ti4a^u»*e ^ hjmyj4/jm^, anhopinjii J ÀHb*i>^
t dr<lpri:t U t i. '.'.*:: t ' ■ • ;■".'.. '/ c »".•;' ♦.•-«/ «.*•,■/• •• -/ 'jt« e €i yu* « tr'.'ti" ' '.*? ;/■'.■■:.• .s., f '-> ly /'.•''/«.'.**.•'
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petit portrait de Nattier avec un faux air de duchesse de Châteauroux. Elle est en déesse, les épaules nues, sa draperie retenue comme par rattache d'un carquois.
L'estampe qui a un encadrement de roses, an bas duqael est une branche de cyprès à côté d'une torche prêle à s'éteindre, porte :
Nattier pinx. Cathelin sculp. "t
Chez Bligny, peintre doreur et lancier du Roy, cm éi
Manège.
On lit sur un petit socle :
Une beauté ! non loin du noir cyprès Et ce flambeau qu'hélas on voit s*éteindre, D'aimables fleurs se flétrissant auprès Diroient assez qui Ton a voulu peindre.
Une copie de ce portrait , en sens contraire , existe avec : Queverdo. Le Beau sculp, 11 y a une seconde copie plu? mauvaise avec quelques changements et des Heurs dans les cheveux , enfin une troisième encore plus détestaM'' qui a dû servir pour un livre avec, en haut à droite :M.
D'après Boucher, il y a deux portraits gravés de madame de Pompadour.
Le premier est le {)orlrait où elle est représentée , graii deur nature, dans un habillement de jardinière qui rajH pelb^ lieauooui) le portrait de Vanloo, sauf qu'elle a 1* t(M«* nue avec quebjues lleurettes j)iquées dans ses cheveux poudrés.
Crtte estampe en couleur, surtout «laus un petit nom* br<* d'rpieuvt's (jui jouent abst»luni(Mit le pasti'l et en «'««l la iVaîcluuir v[ le rrayciw, est le chef-d'oMivre et la ni'T- Vf'ill»' (l'un art perdu.
Cette estampe porte dans le fond en haut : Boucher i75i , i bas : Bonnet i769.
Un autre portrait a été gravé d'après Boucher, et non rminé, je crois, quoiqu'il ait été beaucoup copié en •ance et à l'étranger. La seule épreuve que je connaisse t à la Bibliothèque nationale, avec beaucoup de traux manquants, la tablette blanche, et l'absence des noms i peintre et du graveur. Cette gravure, très-sérieusement idiée, et qui rend, comme d'après un La Tour, le mole du visage, représente madame de Pompadour, un ;ud de perles dans les cheveux. Et autour de la gorge couverte de la favorite court au hasard le tuyauté he d'une chemise , sur laquelle est jetée une draperie achée par un camée.
U existe plusieurs petites copies assez mauvaises de ;te estampe, et donnant toutes au portraitiste le nom Boucher. Il y en a une au trait gravé, une autre au intillé par Dien. Une copie plus grande que l'original ité exécutée à l'aqua-tinte en Angleterre, et se trouve Qéralement en tête de la Suite d'Estampes gravées par idame de Pompadour. dette estampe poiie :
morte en i764.
F. Boucher pinxit. L, Watson sculp.
Une seconde aqua-tinte a été gravée par Watson, dans sens contraire.
Madame de Pompadour a été représentée encore d'aès un dessin de Schonau avec un petit air fort ingénu, profil de mouton qu'on ne trouve que dans cette âge d'elle. Elle a au cou un double (il de perles, et les eveux relevés, ramenés en queue de la nuque au somît de la tète comme le cimier d'un casque.
Le f)i'tit portrait gravé, dont le profil est enfermé dans un iiKHlaillon tout tleuri, porte :