‹ Madame de PompadourChapitre 167 sur 205 · CHAPITRE DIX-HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-HUITIÈME

8 trois crayons entourent des attributs des arts le édaUlon de la marquise. Elle exige de lui des des- Qs de la vie commune, des personnages familiers, le jardinière, une batteuse de beurre, une laibre, dont elle fera des statues à son château de *écy (i). Inspiration remarquable, et dont on a iblié de lui rapporter le mérite, elle indique, çlle^ cte à Vanloo la Conversation espagnole. Elle veut fSrTart français de la servitude et de la monotonie îs sujets de tradition; elle veut délivrer noti'O îole des Alexandres , des Césars , des Scipions , des Sros grecs et romains. Elle rappelle enfin les arites à une représentation de la vie contempoine; elle les pousse, malgré leurs résistances, urs objections, leurs préjugés et leurs habitudes, faire de leur temps leur proie et le royaume de ur génie (2).

Et pour que cette gloire de madame de Pompaur ait plus de gages de durée , des rappels plus iirnaliers, un caractère particulier de rayonne- 3nt, ce ne sera point seulement l'Art qui prêtera et accompagnera sa mémoire. Pour vaincre le nps, elle n'aura point seulement pour elle la [le, le marbre, le cuivre gravé. Elle aura aussi idustrie de l'art; et son souvenir restera attaché

l) Catalogue des différents objets de curiosité dans les sciences et les i qui composaient te cabinet de feu AI. le marquis de Ménars, par Ba-

et JouUain. Paris, 1781.

î) Lettre sur le Salon de 1755. A Amsterdam, chez Arkstée et Mer- ;, 1755.

à Tart de son temps dans tout ce que cet art a ( d'intime , de familier , de pratique et de particulii rement lié à la vie de l'homme. Il semble en eff ([ue la grâce et le goût de toutes les choses de se temps lui appartiennent. Elle a marqué à son Ci chet, on pourrait presque dire à ses armes, ( monde de matière que semble animer d'un bout l'autre l'idéal des habitudes d'un peuple et des b( soins d'une société. Tout le siècle est comme ut grande relique de la favorite. Sa personnalité \ dans tous ces témoignages du passé que la curiosil garde dans le musée des mœurs. Elle préside à cet variété et à cet ensemble d'objets, si divers dai l'universalité de leur type , que le dix-huitième sii cle ci'éa à son image pour entourer son existent la servir et la parer. La mode, ce grand domaine i gloire des maîtresses, est sa plus petite popularit Vivante, elle ne baptise pas seulement les élégar ces et les coquetteries, le déshabillé quelle im? gine, le n(L^ud d'épée qu'elle refait au maréchal c Saxe ; elle baptise encore toute la main-d'œuvre c son temps , tout le mobilier et tous les accessoin d'une civilisation exquise et raffinée. Elle baptise carrosse, la cheminée, le miroir, le sopha, leli la chaise , la boîte , révcntail , jusqu'à l'étui , jusqu'à cure-dent du dix-hiiitiome sièrle (i) : chefs-d'œuvi

(,1) Daus un»» L'-ltro sur /•• fjoiU de.a François^ faisant partie d'uni (MU'il (le |>ièc<»s liiL-'itivcs maniisrritos .'i la (lato de 1751, — lettre que n'ai jamais riMiconti»-!' imininu'c »'t qui m'a ëté communîquéei ilv au \ ini-'iain»" «l'aniu'i's, j):ir M. Socijuanl. lo libraire de Troyes, —j'ai relf 1<' carrosse à la ronn>ail«>ur. un drap de couleur Pompadour, deg rafo^

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