CHAPITRE CINQUIÈME
I improvisé avec des cailloux et du gazon, ssinait son projet, elle marquait la place des nts, elle traçait Tordonnance des jardins (1). premier piquet pour le remuage des terres Dsé le 30 juin 1748^ et malgré la nature sause du terrain qui obligeait à creuser à plus t vingt pieds de profondeur pour poser solit les fondations, huit cents ouvriers pousles travaux avec une telle activité que Tinaum pouvait avoir lieu le 25 novembre 1750. La son de la crémaillère n'était pas heureuse: les cheminées fumaient, et le Roi et les inviient obligés de souper au Taudis, maisonnette lans le bas du jardin (2).
éritable inauguration de Bellevue n'était vraiqu'à la date du 2 décembre, où, sur le petit B décoré à la chinoise, se jouait pour l'amuseiu Roi un charmant ballet : V Amour architecte. ;e ballet l'on voyait une montagne, la Montagne ' d'enfant de la Fontaine , accoucher du châe la favorite et, sur la route de Bellevue, une voitures appelées pot-de-chambre culbuter et sur la scène une pleine corbeille de femmes : Uet et des danseuses (3).
Honnaire hiitorique de la ville de Paris ei de ses environs^ par
. Moutard, 1779.
hnoires et journal inédit du marquis d'Argenson^ t. III.
d., t. IV. — Les représentations qui n'avaient plus lieu dans
■ appartements se continuaient à Bellevue. Aux comédies, aux
luccédaient des concerts où l'on entendait le chanteur Caffarelli.
tnie de marieuse dont était atteinte madame de Pompadour
Le corps principal du château n'avait que neut croisées , selon le désir exprimé par le Roi (1). Il montrait à Textérieur des bustes de marbre attachés dans des trumeaux. L^antichambre était ornée de deux statues qui avaient fait lutter l'un contre
• Tautre le ciseau de Falconnet et le ciseau d'Adam. Oudry avait peint dans la salle à manger les attributs de la chasse et de la pêche , que répétaient sur
; la boiserie les fines sculptures de Yerbreck. Six tableaux de Vanloo, la Comédie et la Tragédie^ paraient les murs du salon de compagnie. Une galerie, où souriait TAmour en marbre de Saly, menait à la salle de musique , dont Pierre avait signé les dess*us de porte. Puis venait Tappartement du Roi, peint par Vanloo, et séparé de l'appartement de
amenait à Bellevue la fastueuse célébration d'un certain nombre di mariages qu'avait faits la marquise. En 1751, mademoiselle de Roair net, nièce de madame d'Estrades, épousait à Bellevue M. de ChdMnL En juillet 1754, la marquise donnait un repas de noces à denx de mi nièces, les demoiselles Baschi , et à la demoiselle de Qoitry. Ba ITSS» elle faisait bénir dans la chapelle de Bellevue le mariage de M. de Cambis avec madame de Chimay , mariage auquel assistaient tous lu ministres et secrétaires d'État. Enfin, en 1750, elle avait fait célébrer à Brimborion le mariage d'une de ses cousines avec le frère da ftr* mier général Bouret.
La naissance du duc de Bourgogne et le rétablissement dti DanpUi étaient célébrés à Bellevue par deux feux d'artifice* Le dernier, ffi avait un grand succès, représentait un dauphin lumineux atta^é ptf des monstres sortis de leurs cavernes, qu'Apollon deecendait 4i l'Olympe foudroyer.
(1) Journal historique et anecdotique du règne de LauU XV, F* Barbier, vol. III. — Barbier ajoute : « Les boiseries da dedans sait sculptées dans la dernière perfection et peintes d'un très-beau bine des carmes. A tous les balcons, il y a une tour qui sont les armes di la Pompadour. Le suisse des appartements a une livrée jaune dl Pompadour. ê