CHAPITRE CIXQUIÈXIL lU
ir rendait en son petit ckâieau an Roi la tète Dois XY lui avait donnée. MM. d^Argenson, de ipas, dePnisienx, de Saint-Florentin etquelqnes \ rares invités avaient reçu des billets sur lesil y avait ces trois mots : Bon poyr entrer, re fixée était dix heures. An dessert, le Roi en- . table, madame de Pompadour apparaissait e costume de la Nuit, chantant: Venez^ venez, -moi tous. Et toule la société se rendait à sa ians un des deux bois, où était dansé un balr de petits enfants et où était chanté le chœur îond acte de Scanderbeg. Puis, après un comit débité au Roi par M. de la Salle, habillé en ', et comparant Louis XV au soleil, les homt les femmes, prenant des dominos et des masse répandaient dans la nuit lumineuse du
bnd, quoique madame de Pompadour se re- [construire le bâtiment de fond en comble, et petit château contînt dix-sept appartements Itre, il n'était dans les idées de la propriétaire ) maison bonne pour souper ou faire de la vilire quelques jours dans les grandes chaleurs ij une maison qu'elle comptait échanger, un Il Tautre , contre un grand château que depuis mps elle songeait à élever près des Capucins idon.
js Crécy, après la Celle, venaient, en ce de mode bocagère et sylvestre, les Bermitages, six hectares de terrain détachés du petit
parc de Versailles près la grille du Dragon , et dont le Roi faisait cadeau à sa maîtresse par brevet da !•' février 1749, madame de Pompadour constraisait une petite maison toute simple, aux tentures de Perse, aux panneaux peints, au jardin qui n'était qu'un bosquet de roses enfermant, dans un temple de verdure, un Adonis en marbre blanc. Cette fantaisie, élevée comme par un coup de baguette de fée , et dont les plâtres avaient été séchés au grand feu, coûtait 283,013 L is. 4 d. (1). Hais YHermitage de Versailles n'était pas seul , il y avait V Hallage de Fontainebleau et VHermitage de C!ompiègne.
VHermitage de Fontainebleau, bâti pour offrir de temps en temps à Louis XV deux œufs à la coqoe, ne contenait au rez-de-chaussée qu'une salle à manger et un cabinet d'assemblée pouvant contenir six tables de jeu ; au premier, il n'y avait que deui appartements : celui de la maîtresse du logis et celui de l'amie de cœur, madame d'Estrades. Une grande basse-cour avec quatre poulaillers pour toutes les espèces de poules était la curiosité de cette rustique habitation qui revenait à 216,382 1. 18 s. 8 d. (2).
(1) Dépense» de madame de Pompadour^ par M. Le Roi. — Mémtkm du duc de Luynes^ t. IX.
(2) Ibid. — u Le jardin de madame la marquise de Pompadour, à Fontainebleau, du dessin de L'Assurance, est noble et de toute beauté, ayant 67 T. do long sur 60 de largo. On doit remarquer le beaa pa^ terre de gazon, orné de fleurs les plus rares, en face, et les petits boil à droite et à gauche du pavillon, coupés par 16 cabinets de différents composition, autour d'une salle verte qui a 25 T. de long sur 14 d«
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extraordinaires. Elle y achetait 730,000 livres tel du comte d'Évreux , situé dans le faubourg t Honoré (1).
A peine est-elle devenue propriétaire de H d'Évreux que madame de Pompadour refait toi premier étage, le remeuble entièrement, le tendre d'une tapisserie des Gobelins aux deo: surmontées d^une couronne royale , met aux fo) très des rideaux d'une valeur de 5 à 6,000 livres,
fois et quantes il surviendra des ambàssadeort eztraordinairei, c hostel leur étant destiné et à toute leur suite... » (Archives natioiÉk O* 95, publié dans le Journal de Lazare Duvaux.) Trois ans a^ madame de Pompadour se démettait du droit qu^eUe avait à cet a^* tement en faveur du marquis de Gontaut. La comtesse d*EstniH avait aussi un appartement dans l'hôtel Pontchartnûn.
(1) L'achat de Thôtel d'Evreux valut à madame de Pompadour dai épi^rammes, des chansons, des placards injurieux. Une affiche, portait jEdes reginm meretricum, fut collée aux murs; et plus tard madame di l'ompadour, ayant pris un terrain sur les Champs-Elysées pour es faire un potager, fut forcée par les murmures d'abandonner son ^ jet. Donnons le brevet du don de ce terrun qui lui avait été fUtptf le Roi :
Brevet de don â^un terrain aux Champs-Élyzées en faneur de Is demi
marquise de Pompadour,
Du 1" novembre 1783.
Aujourd'hui, premier novembre mil sept cent soixante-trois, la B$J étant à Fontainebleau, Sa Majesté voulant donner à la Dame marqdM de Pompadour une marque particulière de la bienveillance dont di l'honore, luy a accordé et fait don d'un terrain situé aux Chtmft Ëlyzées, contenant en superficie douze cent deux toises on ennnii tendant d'une part au fossé du potager de son hôtel, d*aatre part k la maison du jardinier et à la melonnière dudit hôtel par la troisième Att à l'allignement du mur do la d* melonnière et à un petit chemin pskBt et par la quatrième face au quinconce des Champs-Elysées: le toit conformément au plan déposé à la Direction générale des bastJHMrt de Sa Majesté pour, parla dite dame marquise de Pompadour, jouir ^ dit terrain, en faire et disposer comme de chose à elle l^ipaiCsnfft en tonte propriété, attendu le don que Sa Majesté Iny en a fUtdiik
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tout fous qu'ils paraissent, ne sont que la m^ grosse dépense de ces acquisitions. Ce qui est mensément cher, ce qui coûte trente-six milli( la France, c'est tout ce monde de peintres,.! sculpteurs , de marbriers , de doreurs , de fondeuÉ de faïenciers, de menuisiers, de fleuristes, dejl diniers que la favorite traîne derrière elle dans dà cun de ses nouveaux domaines, et où elle faittof changer, tout reprendre, tout remanier selon li ordres de son goût. De cette main-d'œuvre répands sur toutes choses et promenant sa caresse sur du que objet, de tant d'or dépensé sans compter dans! luxe , la recherche , le goût d'art inconnu jusquèJ de l'habitation, sortaient ces palais de plaisance dont Bellevue fut l'admirable exemple, le type jamais perdu.
Ce petit et délicieux modèle de château royal (\ ce musée de l'art français créé par madame ( Pompadour et rempli de son inspiration, Bellevu* était sorti de terre comme par miracle.
Frappée de l'étendue et de la beauté de la vui en passant par hasard sur ces coteaux qui semble une terrasse naturelle dont la Seine baigne le pie' madame de Pompadour donnait rendez-vous ai deux architectes, L'Assurance etTIsle; et là, sur terrain de son rôve, assise sur un trône rusliq'
(1) Les dépenseii de Uellevue s'éloviiout k 2.526,927 livre*.