‹ Madame de PompadourChapitre 59 sur 205 · CHAPITRE 8EPTIÈMR · texte numérisé non relu

CHAPITRE 8EPTIÈMR

f ayait de plus singulier dans ce caprice du l'est que la petite n*ayait pas été présentée par ; c'était madame de Pompadour elle-même endant la liberté aux sens du Roi, sans renongouTerner cette liberté, cherchait à se garer nger et des ambitions d'une rivale sérieuse le rivale de sa main sans conséquence et sans *. C'était elle, Soulavie l'affirme, qui avait I au Roi la tentation de la Morfil , en faisant re la charmante enfant dans une Sainte Famille, la pieuse Marie Leczinska ornait les murs de patoire (1); et le Roi, dont on amenait le rejur ce jeune corps et cette beauté céleste, ne t pas à satisfaire le désir secret de madame de adour qui fermait les yeux sur l'achat d'une maison destinée à sortir la petite Morfil des es du château de Versailles où le Roi la tenait }(2).

moires historiques de la cour de France pendant la faveur de de Pompadour f 1802.

ar la liste, très-grossie par les pamphlétaires et les historiens évolution, des femmes qui passèrent au Parc aux Cerfs et n'ont itoire, nous renvoyons les curieux aux Mémoires de Richelieu avie, et à la brochure : Le Parc aux Cerfs, ou l'Origine de déficit, 1790. — Donnons seulement ici les quelques détails qui tt à la vérité historique, et montrent la fable des préjugés et ndes sur le Parc aux Cerfs. Le Parc aux Cerfs n'est pas la ï de TErmitage, qui aurait été donnée au Roi par madame de >ur, ce n'est pas le sérail légendaire des historiens et des )rs, c'est une assez pauvre maison avec un tout petit jardin ) dans l'impasse de la rue des Tournelles et de la rue Saintcontenant quatre chambres et quelques cabinets, pouvant con- )eine deux ou trois femmes, et qui semble plutôt faite pour ion d'une seule, supposition que corroborent les récits de mar

dame du Hausset, les récits de Mercier, commissaire de li présida à Téducation de Tabbé de Bourbon, et la pièce d publiée par M. Le Roi.

C'est la déclaration faite par Vallet, huissier priseur au avait été chargé d'acquérir la petite maison au nom du Ro

« Aujourd'hui est comparu par-devant les conseillers d res au Châtelet de Paris soussignés, sieur François Yall priseur audit Châtelet de Paris, y demeurant rue des ] paroisse Saint-Gerraain-rAuxcrrois, lequel a déclaré ne i prétendre en l'acquisition qui vient d'être faite sous son i Michel-Donis Cramer et sa femme, d'une maison située rue Saint -Médéric, paroisse Saint-Louis, avec ses dépc contrat passé devant les notaires soussignés, dont M« Pat a la minute ce jourd'hui ; mais que cette acquisition es profit du Roi , le prix en ayant été payé des deniers de S. J nis à cet effet ; c'est pourquoi il fait cotte déclaration, co S. M. jouisse, fasse et dispose de ladite maison en toi; sans que le payement, qui sera fait sous le nom du coi droits de lods et ventes et contiônio denier, le décret v sora fait et adjugé, et la jouissance et perception dei iHkurra être faite aussi sous son nom, puisse affaiblir la Mise à S. Af. de ladite maison et dépendances, déclarant \\\M\ dadit contrat d'acquisition et les titres énoncés en i ixar lui rtMuis entre les mains du chargé des ordres de S. M^ accepté pour S. M. par le notaire soussigné.

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foraient le nom, par un seigneur polonais de la Reine qui avait un appartement au a (1). Lorsqu'une de ces fillettes devenait y on la conduisait dans une maison de Tave- ) Saint-Gloud, où elle faisait ses couches ; on uait à Tenfant dix ou douze mille livres de ; on donnait à la mère une dot de cent mille pour se marier en province. Madame de Pom- ? présidait sans jalousie à tous ces honteux ements, mettait la main sans pudeur à toute uisine, était enfin la grande ordonnatrice des ihements clandestins.

fautf — c'est madame de Pompadour qui \se à madame du Hausset en présence du Roi, vous alliez passer quelques jours à f avenue de lloud dans une maison où je vous ferai conduire ;

cognito du Roi fût cependant trahi. Il arrivait parfois que J ne prenait pas le temps de quitter son cordon bleu parce sût changer d'habit. Madame du Hausset raconte qu'à l'époque tative d'assassinat, une jeune Aile du Parc aux Cerfs parut en n violent désespoir. La femme chargée de la surveillance de a, étonnée de cette douleur, Anit par faire avouer à la jeune lie avait découvert que le visiteur était le Roi on fouillant } poches et en lui dérobant deux lettres. La surveillante le tout à Le Bel et Louis XV fut informé de Tindiscrétion. ( n*alla plus voir la jeune fillette, mais continua à visiter celle ouvait dans la maison en même temps. La délaissée épia et t l'heure à laquelle le Roi se rendait chez sa voisine et, au où il y entrait, elle se jeta à ses genoux en lui disant : eus êtes le Roi de tout le royaume, mais ce ne serait rien i, si vous ne l'étiez pas de mon cœur. Ne m'abandonnez pas, r sire , j'ai pensé devenir folle quand on a manqué vous tuer. » s l'êtes encore, » criait la surveillante. Le Roi embrassa la petite .Ima. A quelque temps de là on conduisit la fillette dans une de folles, où elle fut traitée comme telle pendant quelques

VOUS frouve^^z là une jeune personne prête à aeam

cher Vous serez la maîtresse de la maison etpréd

lierez comme une déesse de la fable à VaccouchemetA, On a besoin de vous pour que tout se passe selon la w lonié du Roi et secrètement. Vous assisterez au baptim et indiquerez les noms du pèi^ et de la mère, »

Le Roi qui était resté jusque-là silencieux se mei tait'^à rire et disait : « Le père est un très-honnfiti homme. »

« Aimé de tout le monde et adoré de ceux qui le ti» naissent, » reprenait madame de Pompadour qui s'avançait vers une petite armoire et en tirait uni aigrette de diamants : « Je n ai pas voulu etpourcau^ qu'elle fui plus belle, » disait madame de Pompadou: en la présentant au Roi.

« Elle Test encore trop, » reprenait le Roi en em brassant madame de Pompadour et en ajoutant « Que vous ôtcs bonne! »

Madame de Pompadour mettait la main sur 1' cœur du Roi et soupirait : « C'est là que /en veux,-

Le Roi alors s'adressait à madame du Hausscl « Guimard (1) vous verra tous les jours pourvoi! aider et vous conseiller; et, au gj^and moment, \^^ le ferez avertir de se rendre près de vous. Mai nous ne parlons pas du parrain et de la marraine vous les annoncerez comme devant arriver, et u ninment après, v(jus aurez l'air de rerevoir une U' tre qui vous apprendra qu'ils ne peuvent veni

^l) l>omeNtiii\u» <1«» confiance du Roi.

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