CHAPITRE SIXIÈME
, les souterraines intrigues , les hostilités ténéîs ; madame de Pompadour était encore oblie se combattre elle-même et de travailler à se e. La favorite, au milieu de tant d'efforts,
faire violence à son tempérament, et le fories ardeurs qu'exigeaient les ardeurs du Roi. ppelait contre l'âge , contre les dégoûts , con- » malaises, contre la fatigue et la nature, les les et les aiguillons. Elle recourait aux irri-
aux excitants , aux herbes et aux philtres , à ux que l'Orient prête à la médecine pour don- L fièvre à l'amour. Elle leur demandait le zèle forces de son rôle de courtisane, la moitié de létier de favorite ; et elle se tuait à triompher i corps, du naturel de ses sens, de ses froide macreuse{\), — c'est le mot dont elle use, —
récit de madame du Haussât mérite d'être cité tout entier : &i8 remarqué que Madame depuis plusieurs jours se faisait serhocolat k triple vanille et ambré, à son déjeuné ; qu'elle mans truffes et des potages au céleri : la trouvant fort échauffée,
des représentations sur son régime qu'elle eut Talr de ne pas
Alors, je crus en devoir parler à son amie la duchesse de . « Je m'en suis aperçue, me dit-elle, et je vais lui en parlei rous. » Effectivement, après sa toilette, madame de Brancas Tt de ses craintes pour sa santé. « Je viens de m'en entretenir ) (en me montrant), dit la duchesse, et elle est de mon avis. »
témoigna un peu d'humeur et puis se mit à fondre en larmes. Assitôt fermer la porte et revins écouter. « Ma chère amiCy dit
à madame de Brancas, je suis troublée de la crainte d£ perdre du Roi en cessant de lui être agréable. Les hommes mettent^ ous pouvez le savoir, beaucoup de prix à certaines choses et j'ai wr d'être d'un tempérament très-froid. J'ai imaginé de prendre un a peu échauffant, pour réparer ce défaut, et depuis deux jours, ', dit-elle, me fait assez de bien, ou du moins j'ai cru m'en aperce- .a duchesse de Brancas prit la drogue qui était sur la toilette
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et e» fmdra wu oktre. > — • Voiu De l'éviteres pas, i ch«sse. en stcivanc votre régime, et ce régime tous ti Roi Totre société préczense de plus en plus par TOtre repoossex pas dans d'antres moments, et lussez fair lances de l'habicnde vous rattacheront ponr tonjoni s'embrassèrent. — Madame recommanda le secret à nu cas, et le résime fut abandonné.
■ Pon de temps après, elle me dît : « Z»e maître ettpliu et C€St depuis que fcl parlé à Quesnay, tans lui tout dirt pc:." avoir ce que Je désire, il fallait avoir soin de se bien iie bien lii^êrer et faire de l'exercice pour y parrenir. dateur a raison et je me sens toute autre. J'adore cet hot je vùuJtcls lai ctre agréable. Jifais, hélas.' quelquefois i macreuse ; je sacrifierais ma cie pour lui plaire. »
U Tréi^eM, — La petite Morfll, le modèle de Boucher. — Le Pare au Cerfii. — Madame de Pompadour ordonnatrice des accouchements dibdestins. — La déesse de rAmitié. — Conférences relig^enses de k ikTorite avec le père de Sacy. — Soulèvement du clergé austère. — Note de madame de Pompadour au Saint-Père. — Lettre portée fir Soubise à M. d'Étiolés. — L'indifférence conjugale de M. d'Étiolet. — Nomination de madame de Pompadour à la place de dame du piUii de la Reine (7 février 1756). — Caricature représentant matoede Pompadour arquebusant les Jésuites.
Un jour vint cependant où ce corps de la favorite, tourmenté et amaigri, forcé au plaisir et à bout de forces, se déroba sous la volonté de la femme. Madame de Pompadour perdit l'espoir et le courage de retenir les désirs du Roi , et la chambre <ie Lebel, avec la permission de la maîtresse en titre, s'ouvrait à de nouvelles amours, et commençait à s'appeler le trébuchet^ du nom du piège où Ton prend les petits oiseaux.
Un modèle du peintre Boucher (1), le type de ce Rubens fripon , la femme potelée, au corps douillet fit tout étoile de fossettes , dont il a si souvent répété
(1) Histoire de ma'ame la marquise de Pompadour, 1759.
de peinture, dont elle avait la survivai
(1) Mémoires du marquis d'Argetaon^ toI. IV. — Voici i un peu contradictoires avec les détails donnés par Sonl d'une revendeuse à la toilette et d'un savetier, une dem< inaugura les petites maisons du Parc aux Cerfs. Le E Paris, où elle travaillait en journée chez une coûte Fleuret. Elle avait quatorze ans et demi et était fort gi nant mille écus donnés à la mère et cent louis à h emmena Tenfant, la conduisit à Versailles et la fit voir trouva charmante et qui ne tarda pas à Taimer. Loui dans une jolie maison, et lui donna une gouvernante, chambre, une cuisinière et deux laquais. {Mémoires < vol. VII, édition de la Société d'histoire de France; Pompadour, par M. Campardon.) — La liaison du Roi i aurait eu une plus grande importance que ne Tavouent français. Le nonce du pape, Diirini, dit (mai 1753) : a S< apparences, la sultane favorite perd de son crédit augmente pour elle à mesure que la nouvelle flamme Irlandaise Murpby prend de la force... On lui fait appr< et autres arts d'agrément pour la produire à la coiu ajoute plus loin : « 22 octobre 1753. Selon toutes les i règne de la Pompadour est sur sa An. A Crécy, un pc cour allât à Fontainebleau, il y avait eu de telles scèni
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