‹ Madame de PompadourChapitre 7 sur 205 · CHAPITRE PREMIER. f · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. f

Une jeune mariée (1) occupait en ce temps le monde bourgeois de Paris du bruit de ses talents, de son esprit, de sa beauté.

Des aptitudes merveilleuses, une éducation sa-

(1) Donnons ici la liste des biographies de madame de Pompadour:

L'Mistoire de madame la marquise de Pompadour^ traduite de l'anglais. A Lomdres, aux dépens du sieur Hooper, à la tête de César 1759. (Deux parties.) Petit in-8*.

Livre rare attribué à mademoiselle Fauque, et dont une autre édition avec le même titre et la même date contient quelques changements. Ce livre, qui est le seul corps d'histoire que nous ayons de la favorite an dix-huitième siècle, a beaucoup servi à Soulavie pour la fabrication de ses Mémoires sur la marquise de Pompadour.

Quérard dit que le comte d'ÂfiTri, ministre de France en Hollande, fut chargé par le Roi d'acheter Védition entière, mais il échappa un exemplaire, lequel a servi K en faire une édition anglaise.

Je possède en effet cette édition anglaise publiée aussi chez Hooper la même année et encore une édition allemande publiée en 1761, à Londres, chez le même éditeur. On trouve, en outre, un certain nombre de copies manuscrites du temps auxquelles sont annexées différentes pièces et poésies qui ne se trouvent pas dans Timpriraé.

Mémoires de madame la marquise de Pompadour, écrits par elle-même. A lÀége^ 1768. (2 vol.) Mémoires supposés contenant une histoire des événements politiques qui se sont passés pendant la faveur de madame Pompadour.

Mémoires historiques et anecdotes de la cour de France pendant la faoeur de la marquise de Pompadour, ouvrage conservé dans les portefeuilles de la maréchale D. Avec douze estampes gravées pur elle; par Soulavie. A Paris, chez Arthus Bertrand, 1802. Livre très-médiocre, dans lequel Soulavie manque complètement de critique historique, plagie mademoiselle Fauque ; et les documents curieux publiés par lui sur la favorite, il faut les chercher dans ses autres livres.

Mémoires de madame du Ilausset, femme de chambre de madame de Pompadour, avec des notes et des éclaircissements historiques. Baudouin frères, 1824. C'est le livre si curieux pour l'histoire de la favorite, enlevé par Crawfurd des mains de M. de Marigny, au moment où il allait le jeter au feu.

Relevé des dépenses de madame de Pompadour, depuis la première année de sa faveur jusqu'à sa mort. Manuscrit des archives de la préfecture de Seine-et-Oise : par S. A. Le Roi. Brochure remplie de détails curieux intéressant la biographie de la favorite.

Madame la marquise de Pompadour^ par Capefigue. Paris, 1858,

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vante et rare, avaient donné à cette jeune femme tous les dons et tous les agréments qui faisaient d'une femme ce que le dix-huitième siècle appelait une virtuose^ un modèle accompli des séductions de son sexe. Jeliotte lui avait appris le chant et le clavecin ; Guibaudet , la danse ; et son chant et sa danse étaient d'une chanteuse et d'une danseuse de l'Opéra (1). Crébillon lui avait enseigné, en ami

Madame de Pompadour et la cour de Louis XV... par Emile Campardon, Henri Pion, 1867. Livre documentaire.

M. de la Fizelière a publié dans la Gazette des Beaux-Arts, année 1859, une étude sur Madame de Pompadour, qui n'a pas été réunie en volume. M. de Sainte-Beuve a laissé dans sa galerie de portraits une belle esquisse de la favorite.

Nous possédons des lettres autographes de madame de Pompadour dans les Mélanges des Bibliophiles, vol. VI, où est impi;imée la correspondance de la favorite avec la comtesse de Lutzelbourg. Le livre nouvellement publié sous le titre : Correspondance dé madame de Pompadour... par Poulet-Malassis, Baur, 1878, contient la correspondance de la marquise avec son père et son frère. Et, profitons de la publication de ces vraies lettres pour déclarer complètement apocryphes les quatre volumes publiés au dix-huitième siècle sous le titre de : Lettres de madame la marquise de Pompadour, depuis MDCC LUI jusqu'à MDCCLXII, en quatre tomes. Londres, chez Owen, 1774.

Madame de Pompadour n'aurait-elle point laissé des fragments de mémoires ? On pourrait le supposer, d'après ce passage, du reste fort peu clair, d'une lettre de Walpole ; « ... J'ai des fragmens d'un autre manuscrit précieux; je vous demanderai la permission de les confier plus tard à vos soins ; comme la personne de distinction à laquelle ils appartiennent est encore vivante, il serait fort dangereux de les publier en ce moment ; oui, mais tout aussitôt qu'elle se trouvera disgraciée, je pense que ce sera un excellent moyen de faire sa cour à celle qui lui succédera, que de les mettre au jour sous le titre suivant: Trésor de l'art et de la nature, ou collection des recettes les plus précieuses extraites du cabinet de madame de Pompadour et publiées pour Tusagede ses jolies compatriotes par un Anglais. » La date de la lettre, 1752, empêche de penser un seul moment aux Mémoires de madame du Hausset, donnés par M. de Marigny à Sénac de Meilhan et publiés pour la première fois par Crawfurd.

(1) Qeorges Leroy applique à madame de Pompadour la phrase de

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