CHAPITRE NEUVIÈME
cette ardeur; ses avis de modération, retenant le le de madame de Pompadour à prendre plus d'engements que la cour de Vienne n'en demanit(l); ces difficultés, ces complications, ces emrras, retardaient et modifiaient le traité du 2 mai 56 (2), ce traité de Versailles (3) reçu parle peuple ec une ivresse qui dura jusqu'à nos revers. Un monument curieux, et sur lequel les doigts la plénipotentiaire de Babiole se sont peut-être sayé à faire œuvre d'ouvrier, est l'agathe-onyx le faisait graver par Gay madame de Pompadour, ur célébrer l'alliance de la France et de TAutrie, représentées sur la pierre dure se donnant la iin sur l'autel de la Fidélité et foulant aux pieds masque de l'Hypocrisie et la torche de la Disrde.
« Madame de Pompadour, — mandait, aussitôt le
l) Mémoires secrets de Duclos, t. U,
!) Dans le traité d^ainitié et d'alliance conclu à Versailles entre le
et riinpératrice, l'Impératrice promet garantir et défendre tous les Xb du Roi en Europe ; le Roi promet garantir et défendre tous les ta possédés en Europe par Tlmpératrice-Reine selon rordre établi
la pragmatique sanction se promettant réciproquement leurs bons ses pour empêcher les attaques ou invasions, dont Tun ou Tautre rroitétre menacé ; et en outre un secours de vingt- quatre mille hom- ( effectifs; savoir dix-huit mille hommes d'infanterie et six mille de aie rie, ou au choix de la partie attaquée, 8,000 florins argent l'Empire par mois pour chaque mille hommes d'infanterie et 100 pour chaque mille hommes de cavalerie. Lors de l'invasion la Saxe, ce secours fut porté à quarante-cinq mille hommes r venir en aide à Auguste III, électeur de Saxe et roi de Pologne, ère de la Dauphine.
) Quoique portant le nom de Versailles, la signature du traité avait
à Jouy, la maison de campagne de M. de Rouillé.
traité signé, le comte de Stahremberg à Kaunitz,— est enchantée de la conclusion de ce qu'elle regarde comme son ouvrage et m'a fait assurer qu'elle feroit de son mieux pour que nous ne restions pas en si bon chemin (1). »
Pour maintenir la favorite dans ces bonnes dispositions à regard de Marie-Thérèse, Starhemberg écrivait à Kaunitz, le 13 mai 1756 : « Je crois qa'il seroit très-à-propos que V. E. voulût bien, dans la première lettre qu'elle me fera l'honneur de m'écrire, insérer quelques lignes ostensibles à madame de Pompadour. C'est à présent le moment où nous avons plus que jamais besoin d'elle, et je serois fort aise qu'outre les complimens personnels de V. B. il y eût aussi quelque chose qui marquât la reconnoissance et la considération de la cour et du ministère pour elle. Il est certain que c'est à elle que nous devons tout et que c'est d'elle que nous devrons tout attendre pour l'avenir. Elle veut qu'on l'estime, et elle le mérite en efTet. Je la verrai plus souvent et plus particulièrement lorsque notre alliance ne sera plus un mystère, et je voudrois avoir pour ce tems-là des choses à lui dire qui la flattassent personnellement (2). »
Le comte de Kaunitz se rendait facilement au désir de l'ambassadeur, et ce n'étaient pas quelques lignes ostensibles, mais toute une grande lettre qu'il écrivait à la favorite, le 9 juin 1756 :
(1) Maria-Thcresia, 1718-1756. par d'Ame th. Wien, 1870. Nota 531.
(2) /ÔW. Note 55?.