‹ Madame de Sévigné en BretagneChapitre 3 sur 26 · AU LECTEUR IX · texte numérisé non relu

AU LECTEUR IX

conséquent, avec plus de relief, une série de faits disséminés dans toute la correspondance, 7nais relatifs à un sujet commun. Le recueil de ces traits épars forme un exposé complet, et, sans y rien perdre de leur netteté originelle, les détails différents ainsi rattachés les uns aux autres forment un instructif ensemble.

Ce travail de rapprochement nous a spécialement tenté en ce qui concerne la Bretagne. Plus jalouse que toute autre de son autonomie provinciale, qui a survécu avec ténacité aux modernes subdivisions de son territoire, cette belle, fîère et chrétienne contrée exerce une attraction sympathique dont le passant lui-même ne saurait se défendre. On ne quitte pas ce vieux sol de granit sans y laisser, nous t'éprouvons, une moitié de son cœur (1).

Étrangère, elle aussi, par sa naissance et par sa famille à la rude province, madame de Sévigné y a acquis droit de cité par son mariage, par de longs séjours et par de nombreuses amitiés. Châtelaine bretonne, elle

(1) De 187& à (877, Léon de la Brière fut sous-pré fet de Vitre. C'est dans cette résidence qu'il couru/ la pensée du / ouvrage.

(Note de l'Éditeur.)

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