DE Mme DE SÉVIGNÉ À Me DE GRIGNAN
A Nantes, vendredi 17° mai 1680.
« Ma santé me fait honte, et il y a quelque chose de sot à se porter aussi bien que je fais | ma santé est encore au delà de la médiocrité de mon esprit. Je trouve quelquefois que je mériterois au moins quelque légère incommodité ; je voudrois, pour votre soulagement et pour mon honneur, avoir quelques-unes des vôtres ; quand je pense à tant de maux, je vous assure, ma chère enfant, que je suis étonnée que la bonté de mon tempérament puisse soulever l'inquiétude que j'en ai. »