Du comte DE Bussv-RABUTIN À Mme DE SÉVIGNÉ
A Chaseu, ce 16€ août 1674.
« J’ai appris que vous aviez été fort malade, ma chère cousine; cela m'a mis en peine pour l'avenir et m'a obligé de soumettre votre mal à un habile médecin de ce pays-ci. Il m’a dit que les femmes d’un bon tempérament comme vous, demeurées veuves de bonne heure, et qui s'étoient un peu contraintes, étaient sujettes à des vapeurs. Cela m’a remis de l’appréhension que j'avois d’un plus grand mal; car enfin, le remède étant entre vos mains, je ne pense pas que vous haïssiez assez la vie pour n’en pas user... Raïllerie à part, ma chère cousine,