‹ Madame de Sévigné maladeChapitre 35 sur 134 · PR AE · texte numérisé non relu

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ma maladie, pour m'occuper de celles qui me sont venues de Provence; elles en sont assez capables ; et, pourvu que votre bonne santé continue, j’aurois assez sujet de remercier Dieu. Nous avons eu un temps admirable ; cela me fortifie et avance mon voyage de Paris. »

508. DE Mme DE SÉVIGNÉ ET DE LA PETITE PERSONNE SOUS LA DICTÉE DE Mme DE SÉVIGNÉ A Mme DE GRIGNAN.

Aux Rochers, dimanche 1° mars,

« Ma main n'en peut plus, mais je me porte très bien, et je vous embrasse, mon cher comte.

« Je repose donc ma main, ma très chère, et je fais agir celle de mon petit secrétaire... Mon fils est parti, et nous sommes assez seules, la petite fille et moi; nous lisons, nous écrivons, nous prions Dieu; l’on me porte dans ce parc, en chaise, où il fait divinement beau : cela me fortifie : j'y ai fait faire des beautés nouvelles, dont je jouirai peu cette année, car j'ai le nez tourné vers Paris. La Marbeuf s’en est retournée :

elle m'étoit fort bonne pour me rassurer contre des traitresses de douleur qui reviennent quelquefois, et dont il faut se moquer parce que c’est la manière de feindre du rhumatisme : c’est un aimable mal. Adieu, ma très chère et très aimable. »

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