‹ Madame de Sévigné maladeChapitre 42 sur 134 · DE Me DE SÉVIGNÉ À Mme DE GRIGNAN · texte numérisé non relu

DE Me DE SÉVIGNÉ À Mme DE GRIGNAN

A Laval, mardi 24° mars 1676.

« Et pourquoi, ma chère fille, ne vous écriraije pas aujourd’hui, puisque je le puis? Je suis partie ce matin des Rochers par un chaud et un temps charmant : le printemps est ouvert dans nos bois. Je me suis fort bien portée et comportée par les chemins. La contrainte offense un peu mes genoux, mais en marchant cela se passe.

Mes mains sont toujours malades, il me semble que le chaud va les guérir : ce sera une grande joie pour moi, il y a bien des choses dont j'ai une grande envie de reprendre l’usage. J’admire comme l’on s’accoutume aux maux et aux incommodités. Qui m’auroit fait voir tout d’une vue tout ce que j'ai souffert, je n’aurois jamais cru y résister, et jour à jour me voilà. »

520, DE Mme DE SÉVIGNÉ À Mme DE GRIGNAN.

A Paris, mercredi 8e avril 1676.

« Je suis mortifiée et triste de ne pouvoir vous écrire tout ce que je voudrois : je commence à souffrir cet ennui avec impatience, je me

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