‹ Madame de TencinChapitre 120 sur 200 · Comminge · texte numérisé non relu

Comminge

haïr pour se sauver de la honle de Taimer » — « Celle liberté, dont elle ne pouvait faire usage, devenait un poids difficile à porter » '. — « Il ne lui manquait, pour avoir de Tesprit et du mérite, que la nécessité d'en faire usage ». — « Rien n'était plus plaisant que les peines qu'il prenait pour donner à ces g-alanteries un air cavalier; c'était comme s'il m'eût dit: je vous conseille de m'aimer »-. — « Nous nous parlions moins; les choses que nous nous disions autrefois n'étaient plus celles que nous eussions voulu nous dire. Il n'y perdait rien ; je l'entendais sans qu'il me parlât ». — « Je crois que je l'aurais dispensé de m'aimer en ce moment, et qu'il m'eût sufli qu'il se fût montré digne d'être mon amant ». — « Quand je ne le voyais plus, je subsistais de celte joie douce dont il avait rempli mon cœur ». — « Elle en était touchée, et n'y était point sensible ». — « Moins elle l'aimait, plus elle croyait lui devoir ». — « Toutes ces différenles pensées me donnaient un trouble et une agitation peut-être plus difficiles à soutenir qu'un état purement de douleur »*. — « Quoiqu'elle parlât d'amour, elle n'était point tendre ». — « Je lisais dans ses yeux que le plaisir d'être aimé ne lui laissait point d'attention pour les peines que ma tendresse me donnait », etc.* Ces mots ont besoin d'être remis en leur place pour prendre toute leur

Page 1