Montesquieu, Voyageen Italie
5. Vie du comte de Hoym [135], I, 27-31; cf. Appendices, n° 21.
" en rolulion intime » avec un agent louche qui se |irétendait « résident de Sa Majesté Britannique en <Hialitc seulement de duc de Hanovre ». C'est elle qui lui louiMiissait toutes les nouvelles qu'il envoyait à La Haye, à Vienne et à Londres'. Ainsi, par elle et par les indiscrétions de ses amis, Dubois pouvait pénétrer plus facilement les dessous de la politique anglaise. Mais avait-il en sa maîtresse une informatrice loyale? FA, comme le faisait remarquer l'ag-ent prussien auquel j'emprunte une partie de ces renseignements, le chevalier Schaub ne se servait-il pas, lui aussi, de « sa femme » pour espionner le cardinaM? Nous savons donc mal ce que Mme de Tencin fit pour Dubois. Nous savons mieux ce que Dubois fit pour elle.
Elle était venue pauvre h Paris. Quelques années plus tard, — Dubois vivait encore, — elle avait amassé, sinon la très grosse fortune que lui prêtent les chansonniers de l'époque^, du moins une aisance plus qu'honnête. Quand, en 1719, il fallut pour le bien de la chose' |)ublique opérer la conversion du presbytérien La\v\ file sut obtenir pour son frère ce lucratif honneur, 1 ar « l'opération » ne fut pas seulement ecclésiastique : « Elle le fit g-oi'ger [)ar Lavv >> dit Saint-Simon ' ; et « le
la leUro où elk; charge Cliestorfield « de sa tendresse pour son mari ».
\. Note anonyme à la suite de la leUre du sieur Bradchel [59].