Duhois à Mme de Tencin, lettre du 25 juin
3. Hénault, Mémoires inédits [107], 1997-9. Dubois mourut, — d un abcès à la vessie, semble-t-il, — le 23 août 1723.
du lendemain se préparèrent au Palais-Royal, on ne vit plus Mme de Tencin dans les antichambres de Meudon. Elle ne se piquait point d'une fidélité qui eût pu gâter l'avenir. Quand le cardinal mourut, l'abbé était encore à Rome. La mort, qui enlevait aux deux protégés du défunt des espérances si longtemps caressées, leur rendit toute leur liberté d'esprit ; et l'oraison funèbre que la sœur envoya à son frère valait plus sans doute par l'objectivité de la critique que par la piété du souvenir, si l'on en jug-e par la réponse de ce dernier : « Vous n'aurez nulle peine, lui disait-il, à me faire convenir des non-valeurs du cardinal Dubois. Il m'a manqué essentiellement : il me devait tout. J'ai bien du regret de ne pas lui avoir écrit des lettres à cheval de son vivant »'.
Comme il ne les lui avait pas écrites, et que cette indépendance posthume restait suspecte, les victimes, maintenant triomphantes, du feu cardinal ne demandaient qu'à se ruer sur les Tencin, et à leur faire expier une faveur trop cyniquement exploitée. S'il n'avait tenu, par exemple, qu'au marquis de Noce, la sœur eût été envoyée aux Petites-Maisons, ou même à la potence-. Le Rég-ent, bon prince, ne pendit personne ; il mourut, d'ailleurs, peu après ^.