Mémoires'[TJ], 3.o
•2. I! faut, je crois, renoncer au joli pr^nua» de Cldin/ine: les très rares fois, où Mme de Tencin signe de son prénom liabituel, elle ne garde que celui d' Alexandrine : cf. Regislve d'écrou de son entrée à la Bastille [57], 4; Acte constitutif de (a Banque de 1719 [46], 18. Cf. encore Dictionnaire de la Soblesse [1:21], 514.
3. Cf. les documents relatifs à la famille de Tencin [3!) A-D].
4. Ils étaient nés, Angélique le 21 août 1(174, Franrois le 15 février 1676, Françoise le 12 juillet 1678, Pierre le 22 août 1679: cf. A. Prudhomme, Notes [3"J b], 10-1 1.
grand appareil, en l'ég-lise Sainl-lIug-ues-el-Sainl- Jean, le surlendemain de sa naissance. « Monseig-neur, rillustrlssime et révérendissime évoque et prince de Grenoble » s'était dérang-é pour le baptême du fils aîné ; le curé de la paroisse était venu baptiser les autres enfants; ce fut un simple vicaire qui reçut à son entrée dans le monde celle qui devait être Mme de Tencin'. Ces débuts sont modestes; et celte vie si bruyante eût, semble-t-il, un prologue sans tapage. La seconde fois qu'apparaît son nom sur un document officiel, Alexandrine de Tcncin est marraine dun enfant d'ouvrier : elle a huit ans-. La troisième fois elle est religieuse au monastère royal de Montfleury, où elle vient de prononcer ses vœux: elle a seize ans (IGDS)^ Pourquoi était-elle entrée au couvent? Pourquoi son frère Pierre était-il déjà clerc? Les deux questions eussent paru aussi ingénues à M. le président de Tencin. N'étaient-ils pas cadets? L'Eglise leur devait une com [tensalion. On leur donna l'habit, qui « assez souvent,