‹ Madame de TencinChapitre 65 sur 200 · Cf. ses lettres à sa .sœur · texte numérisé non relu

Cf. ses lettres à sa .sœur

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bonnes grâces de Fleury : « Je ne lui veux aucun mal, éciivait celui-ci à la sœur de M. d'Embrun, et je crois ne pouvoir en être soupçonné. S'il voulait demeurer un peu plus en repos, il en serait plus heureux ; et le Roi lui aurait donné des marques, d'ailleurs, du g-ré qu'il lui en aurait su* ». Malgré ces sag-es avertissements, Tencin, trop désireux de plaire à Rome, avait continué « à vouloir trop presser sa récompense - » : l'agitation, qu'il entretenait dans l'Eg-lise Gallicane « par son zèle amer et imprudent », avait fini par le rendre insupportable au premier ministre ^ Mme de Tencin le sentit, et parvint peu à peu à calmer l'excitation fraternelle. L'archevêque se laissa faire, mais d'assez mauvaise grâce, semble-t-il *. De son côté, elle cherchait à dérider le cardinal, à l'amadouer, à l'apitoyer sur le sort de l'exilé. Elle était encore à Ablon, en pleine disg-ràce, que déjà elle implorait pitié pour son frère : « Considérez, Monseig-neur, lui écrivait-elle, qu'il est dans un pays alfreux, abandonné à lui-même, sans aucun secours, et qu'il a besoin de consolation ' ». Les consolations se firent attendre. En 1735, le cardinal eut un premier geste de bienveillance : on apprend à Paris, « que M. d'Embrun est réconcilié avec la cour, * et qu'il apermission de venir à l'assemblée du clergé " ».

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