I. Lettre du 15 juin
- FIfury à Mme de Tencin, lettre du 7 Juillet 1730 [75], 96. . Fleury au cardinal Corsini, hîttre du 3 septembre 1731 [11 Ij, 73, f» 240 v».
4. Cf. Lettre à Mme de Tencin, du 16 mai 1736 [83], f» 13 yo. ■ i. Lettre du 25 juin 1730 ; cf. Appendices, n" 18 B. G. Mathieu Marais au président Bouhier, lettre du 2 janvier 1733 [66 A], [, f» 394 v".
C'est sa sœur qui présente, et qui fait agréer, les remords et les flatteries du pénitent. Les remords sont si émus, et les flatteries si humbles, qu'on l'autorise bientôt à rentrer définitivement *.
J'ai retrouve, aux archives des AlTaires étrangères, quatre lettres de l'Archevêque, qui datent précisément des trois dernières semaines de son « exil ». Elles sont adressées à Mme de Tencin, qu'il appelle plaisamment « ma tante », comme jadis', peut-être, on l'appelait au couvent -. C'est le frère qui a écrit ces lettres ; mais elles répondent aux questions, aux sollicitations, aux arg-uments de la sœur ; et, derrière lui, c'est elle qu'on entend. Dès qu'elle a obtenu pour lui la permission du retour, elle le voit déjà nag-eant en pleine faveur, et candidat aux plus hautes successions. 11 est loin, quant à lui, de partag'er ces espoirs. On dirait qu'il n'a confiance que dans son orthodoxie, dans sa ferveur ultramontaine, et que, pour le reste, il se sent petit, insuffisant, au-dessous du médiocre. Elle se refuse à prendre ces scrupules au sérieux ; et, comme toujours, aux heures difficiles, elle essaie d'insuffler à ce timide une foi robuste en soi-même et en sa destinée. Mais il n'a pas la foi : « Vous me trouverez ccKtainement, ma chère tante, tel que je vous l'ai dit; l'aveu, que je vous ai fait, est fondé sur la vérité que je sens, et non pas sur ma modestie ^ ». — Pour Dieu, pensait la sœur, qu'il vienne