‹ Madame de Warens, daprès de nouveaux documentsChapitre 16 sur 18 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

l*ag:e 290, ligne 5: lettre à mademoiselle Renou du 25 Juillet 17(58. - Pagre 292, ligne 21: On a souvent reproché à Rousseau d'avoir dévoilé, avec ses propres erreurs, celles de M""" de Warens. Or, il était absolument impossible de faire autrement. Les deux vies ne pouvaient pas se séparer l'une de l'autre. Rousseau avait raison d'écrire à Moultou le 20 janvier 1763: «malheureusement n'ayant pas toujours vécu seul, je ne saurais me peindre sans peindre beaucoup d'autres gens...». - Pagre 293, ligne 5 : Beaucoup ont prêté à M"* de Warens les mêmes idées et le même tempérament qu'avait Rousseau. Elle est aussi un grand philosophe et sa philosophie, bien entendu, est celle de la nature. Voyez Doppet. Pensées diverses de Madame de Warens (republiées par A. Metzger, Les pensées de Madame de Warens, pag. 3-32). Sur Doppet on peut consulter, outre ce qu'il dit luimême dans ses Mémoires^ les pages que lui consacre A. Metzger dans Les pensées, pag. 35-55, la notice biographique que Charles Pages ajouta à Le traité du fouet d'Amédée Doppet, Moutiers-Tarentaise, 1904, pag. 99-156. Fr. Chas, dans ses Réflexions philosophiques et impartiales sur J.-J. Rousseau et M°« de Warens, Genève, 3"' éd., 1787 (la l*" éd. de cet ouvrage parut en 1784, à Neuchâtel, sous le titre /.-/. Rousseau justifié ou réponse à M. Servan) développe surtout l'idée que M""* de Warens est le type de la femme naturelle. Il se plaît à l'opposer à la femme artificielle, à la parisienne. Voici un morceau (pag. 71-72) qui mérite de figurer dans un volume consacré à M"* de Warens: «Mad. de W. avait des systèmes et des principes différons de ceux de nos femmes de Paris; elle aimait sincèrement, puisqu'elle voulait rendre ses amans heureux: son amour était le prix de sa tendresse et l'hommage pur de son cœur : elle ne traînait point après elle un luxe scandaleux, puisqu'elle consacrait .ses biens et ses travaux à soulager les infortunés. La nature lui avait donné les qualités de l'esprit, mais elle ne cherchait point les éloges et les applaudissements : elle aimait

les Sciences et les Lettres mais elle connoissait trop l'importance de ses devoirs et le prix du temps pour le sacrifier à établir dans sa maison un sénat littéraire et à recevoir Tencens de l'adulation: elle répandait la joie et l'agrément dans ses entretiens familiers, mais décens, où le cœur se livre aux charmes de ramitié et aux douceurs de la confiance : elle ne parlait jamais que le iangajxe de la raison et de la vérité qu'elle savait embellir des grâces de la beauté et de l'esprit. L'aménité de son caractère la rendait chère et précieuse; on ne l'approchait qu'avec respect, ou l'admirait même parmi les égarements et les illusions de ses sens, parce qu'elle savait conserver la noblesse de son âme et la bonté de son cœur. Femmes de Paris, voilà le modèle que vous devez imiter. Dans des temps plus heureux et plus rigides, je ne vous aurais pas tenu ce langage; mais dans ce siècle que vous avez corrompu par votre luxe et votre libertinage, dans ces jours où la prostitution publique est tolérée, je vous dis, dans la sincérité de mon cœur, imitez M™", de W., adoptez sa doctrine, ses mœurs et ses principes, il se fera alors une heureuse révolution; vous ne prostituerez plus le sentiment de l'amour, vous n'en ferez plus un objet de calcul et de débauche, vous inviterez les hommes, et vous les forcerez par votre douceur et votre sensibilité à pratiquer les vertus sociales; la paix viendra habiter sur la terre, la bienfaisance et l'humanité produiront la justice et la concorde, et de la réunion de toutes ces vertus naîtra la félicité publique ». l'agre 296, ligne 10: Bien que j'aie accumulé une foule de notes sur la légende de M"" de Warens, j'épargnerai à mes lecteurs ce chapitre de la fortune des Confessions. Les seules pages dont il vaudrait la peine de parler, tout le monde les sait par cœur. A quoi bon s'arrêter au bon Doppet, qui a corrigé et complété les Confessions au moyen de la Nouvelle Jlêloïse ? Pourquoi rappeler les innombrables visiteurs des Charmettes qui ont exploité, en vers ou en prose, leur poétique promenade? Ils se bornent ordinairement à démarquer les Confessions. On interrompt, du reste, assez volontiers cette étude, lorsqu'on rencontre des inepties aussi vulgaires (|ue Les Charmettes ou une page des Confessions., comédie mêlée de couplets par M. M. Bavard, Vanderbruch et De Forges.

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Ou des reproductions plates ou des transformations grotesques. Les quelques pages lisibles qu'inspira M™» de W., vous les trouvez reproduites dans le vieux volume d'ARSÈNE Houssaye, Les Charmettes, Jean-Jacques Rousseau et M"" de Warens, Paris, 1864'-" pag. 317-346.

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