‹ Madame de Warens, daprès de nouveaux documentsChapitre 15 sur 18 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Pag-e, 245 1 i g n e 12: Savoie juridique, sér. IV, n. l|)5, pag. 100-2. Par des patentes du 15 juillet 1750 le roi établira i Cliambéry une Délégation générale pour « découvrir, mettre au clair et poursuivre la punition de toutes les malversations, négligences et abus commis dans l'administration financière pendant li domination espagnole {Savoie juridique, sér. IV, n. 106, pag. 286 et suiv.). . Pagre 246, 1 i g n e 1: Lettre de Sclarandi-Sp^da à la Cour, du 7 juin 1747 (Arch. de Turin, 1"« Sect., Lettere partitolari).

- Ibid., ligne 16: Elle n'avait donc pas tout à fait raison de dire le 15 juillet et le 8 octobre 1748 (Montet, Doc. inéi., VII, 79 et 141) qu'il ne lui avait pas été possible d'arracher un cjuartier de sa pension depuis deux années. - Pagre 250, ligne 6 : Nouv. lett., pag. 479-80. - Ibid., ligne 19: Ibid., pag. 470. - Page 252, ligne 22 : Les dernières années de M""^ de Warens, pag. 176.

- Pagre 257, 1 i g n e 28: Revue hebdomadaire, XV, 1906, 1* déc,

pag. 57 et dans Vies intimes, pag. 70-1. -Page 203, ligne 4: J. CoRCELLE, Les pécheurs d'or en Savoie, dans les Mém. et doc. p. p. la Soc. d'hist. et d'arch., 2""" Série, XIV, pag. 155 et suiv - Pag;e 270, 1 i g n e 20: D'après Mugnier (Af"'° de W. et J. J. R., p. 285) M™» de W. recevait de la Compagnie trois louis d'or par mois afin qu'elle s'employât auprès des Administrations publiques pour conserver à la Société leur appui. -Pas-e275, ligne 13: Arch. do Turin, 1'" Section., Lettere pariicolari. - Ibicl*, ligne 22: corriger 1742. - Ibid., ligne 26: corriger, si je ne me trompe, Miolans. - Pagre 277, ligne 9: sér. IV, n. 107. - Page 278, ligne 16 : Lorsque la ruine de sa maîtresse parut désormais irréparable, Wintzinried chercha à pourvoir seul à son propre avenir. Il obtint une pension de Charles-Emmandel III. Il n'est pas SLIP, qu'il ait remplacé, comme espion, son ancienne associée, mais il est permis de le conjecturer. Voci le billet royal du 29 avril 1758 {Registre viglietti e patenti dal 1751 al 1779, n. 127, p. 29, aux Archives de Turin, Sect. III): Tesoriere nostro segreto Tassone; La situazione angustiosa cui trovasi ridotto Rodolfo De Courtilles, native Svizzero del Cantone di Berna, Cattolizzato, e stabilito in Ciamberi, non meno che la servitù, a Noi nota, che il medemo ci ha resa, e ci continua a prestare, ci han mossi ad assegnarli un annuo trattenimento di lire trecento, che voi gli pagherete a quartier! maturati ed incominciando dal 1° di marzo del Corrente anno, e continuando all'avenire, sino a nuovoordine, acciocchè possa andare, assieme con sua Moglie, campando, nel menlre, che va applicando aile incombenze particolari, da noi incaricategli, e non essendo il présente ad altro fine, pre-

ghiamo senza più il Signore che vi conservi ». 11 faut ajouter

à ce document une lettre qui en est comme l'appendice, de Mazé, secrétaire au bureau des afïaires internes, à Capris de Castellamonte: « Le Roi vous aïant déjà fait écrire dès le mois d'8bre 1756 par son secrétaire de Cabinet, concernant le d' Rodolphe de Courtilles natif du Canton de Berne, Catholisé, habitant à Chambéry, S. M. m'a ordonné maintenant de vous dire, M. que son intention est que vous employiés le dit S"" Courtilles suivant les talens et exactitude que vous lui connoitrés, aux visites que vous croirés

utiles et nécessaires aux chemins pour leurs réparations, et ma nutention en bon état les vues de S. M. en cela étant que le salaire des vacations qu'il fera lui serve de quelque secours pour subsister. Je profite Mr de cette occasion pour vous renouveler les vives assurances». La lettre de Mazé est du 20 mai 1758. Capris di Castellamonte répondit le 24 mai : " D'abord après que M"" le Chevallier Ferraris m'a fait l'honneur de m'écrire en octobre 1756 ensuitte des ordres du Roy au sujet du S"- Rodolphe de Courtilles, dont vous me faites celui de me parler, dans la lettre que vous avez bien voulu m'écrire, M., le 20 de ce mois, je ne manquai pas de lui donner de l'occupation à l'inspection des chemins, lorsque j'ai été dans le cas de faire travailler à les reparer; ce qui ne se fait que dans la saison favorable puisqu'on ne sçauroit y travailler pendant l'hyvers. Je me disposais aussi à lui donner encore dans peu une semblable occupation, d'autant que je vais bientôt faire recommencer quelques unes de ces réparations et en me conformant à ce que vous me mandez nouvellement à cet égard, consequemment aux ordres du Roy, je l'emploirai à des inspections d'iceux, pour que le salaire des vacations qu'il fera lui serve de quelque secours à subsister ». - Pagre 279, ligne 18: Savoie juridique, sér. IV, n. 105. pag. 180. - Ibitl., ligne 30: Jbid., n. 106, pag. 35. - Pagre 280, ligne 8: Ihid., pag. 176. Le 2 mai 1750 (sér. IV, n. 106, pag. 240) on lui écrivait aussi: «En vous apprenant que le Roy a agréé avec bonté les très humbles remercîmens que vous avez eu l'honneur de lui faire pas votre lettre du 25 dernier, Je suis charmé d'avoir cette occasion de vous réitérer les assurances de la part que je prens à ce qui vous intéresse et du respect... ». Et le 25 déc. 1751 (sér. IV, n. 107, pag. 141): «Les assurances de vos vœux à l'occasion des fêtes et de la nouvelle année pour la conservation et prospérité du Roy ont été agréables à S. M. qui les a reçues avec bonté...... - Ibid., ligne 18:

MuGNiER, M"^" de W. et J.-J. i2., pag. 353-354 et Metzger, Les dernières années de M""* de TF., pag. 109-110. - ll)ifl.9 ligne 24: Lettre du 25 fèv. 1750 {Sav. jur., sér. IV, n. 106, pag. 201) : J'ai reçu votre Lettre du 3^ courant après qu'on aura entendu les propositions que Monsieur Mansord fera concernant l'affaire

dont vous me parlés, Madame, on verra tout ce qui se pourra faire; Do mon côte je serai charmé de tout ce qui pourra être de votre satisfaction, et de vous assurer de la part que j'y prendrai aïant l'honneur. - l*agre 281, ligne 9: sér. IV, n. 107, pag. 51. - Ibld., ligne 16: ibid.^ pag. 170. - Pagre 282, ligne 11: n. 108, pag. 303. - Ibid., ligne 20: ibid., pag. 365. - Pagre 284, ligne 15: En 1754, elle supplie De Robilant, De Carolis, De Saint-Laurent, De Gregory, de lui faire obtenir une avance de cent louis. C'est qu'elle doit s'éloigner de Chambéry. - Ibifl., ligne 18: Je renvoie mes lecteurs aux Nouv. lettr. Aucune lecture ne saurait mieux nous aider à saisir la physionomie morale de cette femme. Remarquez la structure des lettres où elle sollicite des secours. Elles se composent toujours de trois parties. D'abord l'assurance qu'on est sur le point de toucher une grande somme. Deuxièmement un couplet sur la Providence, dont il faut accepter les impénétrables desseins; «laissant la réussite des événements à la divine providence qui nous accorde les biens et les maux de cette vie comme elle le juge le plus à propos, sans que nous, faibles mortels, puissions pénétrer la sagesse de ses desseins sur nous ». Enfin, un post-scriptum: « comme je suis sans argent.... je prends la liberté de vous demander amicalement de m'envoyer quelques provisions de bouche pour m'aider à m'établir mon petit ménage. Tout fait plaisir lorsqu'il vient d'un bon parent qui sait se montrer bon ami dans une occasion d'une grande conséquence pour moi ». La lettre la plus caractéristique est celle du 24 février 1755. Elle a besoin d'emprunter encore quelque chose à M. Hugonin qui lui a déjà envoyé dix louis. Elle a reçu une lettre de Wintzinried où son associé lui a fait voir la possibilité d'un arrangement avec M. Perrichon et lui a dit que le S. Vernier, son procureur, se rendrait volontiers à Lyon, si Madame était disposée à le défrayer. En écrivant à M. Hugonin, elle qui n'a pas même répondu à la lettre de Wintzinried, lui présente comme des réalités les projets de son conseiller. Les dix louis que son parent lui a déjà envoyés ont servi à faire faire un voyage à Lyon à son procureur: elle a dépensé à cela 12 louis neufs et quatre sequins. Elle s'est accommodé avec Perrichon : « Il m'ollre un capital de

10 000 livres de Savoie, et un quart pendant ma vie des profits qu'il retirera de ma portion et toutes les dettes que je puis avoir laites, payées. Vous sentez bien qu'il faut semer le blé avant de le recueillir». - Ibiil., ligne 23: Arch. 6e Tarin, Lettere particolari, lettre du marquis d'Allinges du 16 août 1730. - Ibicl., ligne 29: Sav., jur., n. 107, pag. 127. - Pagre 286, ligne 10: Par ex., le 19 juillet 1757. le châtelain de Quartery écrit à M. Hugonin «d'avoir l'obligeance de lui envoyer 200 livres qu'il a prêtées à M""' de Warens et qu'elle l'a assuré devoir être remboursées par ce dernier ». - Pa^e 289, ligne 22:' le 25 août 1762, Mazé, secrétaire au bureau d'Etat des afiaires internes, écrivit au comte Capris de Castellamonte, intendant général à Chambéry {Savoie juridique, 1758-1764, série IV, n. 109, pag. 341); «J'ai l'honneur de vous communiquer la Requête ci-incluse de J. Danel, de Genève habitant à Chambéry et qui abjura le calvinisme. Vous verrez, monsieur, qu'il supplie le Roi de le gratifier de l'aubaine de feu M"^ la baronne de Warens. Je vous prie de m'informer de ce qu'il en est de cette prétendue aubaine et de l'hoirie de la défunte, avec votre avis sur la demande du suppliant, dont je vous prie de me renvoyer la requeste». Capris de Castellamonte repondit le 28 août (l*" Sect., Leitere particolari): « Je prendrai les connaissances nécessaires sur la supplique de Jean Danel, de Genève, habitant à Chambéry que j'ai reçu jointe à la lettre dont vous m'avés honoré, M"", le 25 de ce mois, au sujet de la gratification qu'il demande de l'aubeine de feue Madame la baronne de Warens pour vous la restituer accompagnée de ma relation ; mais je prévois déjà que les debtes qu'elle a laissé absorberont et au delà le peu de meubles qu'elle avoit». Mazé accuse aussitôt réception de le lettre {Sav. jur., sér IV, n. 109, p. 342): «J'ai reçu votre lettre du 28 dernier... j'attendrai, Mf, votre avis sur la requête que je vous ai communiqué de Jean Danel concernant l'hoirie de M™^ de Warens. Je pensois déjà bien que cette hoirie seroit quelque chose de moins que rien». Enfin, le 17 nov. 1762, l'intendant de Chambéry renvoie à Mazé la supplique de Danel, et c'est dans sa lettre que nous l'avons retrouvée (1"* Sect., Lettere particolari), «J'ai ...l'honneur de vous restituer cy inclus ... la supplique de

Jean Danel de Genève qui me parvint dans celle du 25 août dernier au sujet de l'Aubeine de feue M'"^ la Baronne de Warens. Comm'après son décès je fis à toutes bonnes fins cachetter la chambre dans laquelle le peu de meubles par Elle délaissez étoient renfermés et que j'en fis ensuitte dresser l'inventaire, j'en adressai les verbaux à M"" le Procureur Général du Roy, par lettre du 11 sept, dernier. J'eus Thonneur de vous prévenir. Monsieur, par le mienne du 28 août précédent que je prévoyais bien que les debtes qu'elle avoit laissé absorberoient au delà le peu de meubles qu'elle avoit; j'en prévins également M. le procureur général, et c'est naturellement par cette raison, et celle du peu de valleur d'iceux, qu'il n'a pas cru dévoir m'assurer la réception de ces verbaux mi me rien mander à cet égard, ou peut-être ses occupations ne lui ont pas laissé le tems. Si vous jugez à propos, Monsieur, de lui en parler, vous serez à même de voir ce qu'en conséquence il conviendra de faire relativement au contenu de la ditte supplique ». On oublia l'affaire. Vu cet oubli et la teneur de la correspondance que je viens de publier, je ne crois pas qu'on puisse accepter l'hypothèse de Mugnier {M"" de W. et J.-J. R. pag. 375) que l'exercice du droit d'aubaine n'ait été, en ce cas, qu'un prétexte et qu'on ait mis sous séquestre la maison de M"* de Warens seulement pour faire disparaître les traces des services secrets qu'elle rendait à l'état. Voir, pour l'issue finale des réclamations le J. Danel, Les dernières années de M""" de W. pag. 206-214.

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