Son mari était mort le 31 octobre
engagés à d'autres créanciers. M. Jouclon dut en conséquence faire résilier la vente. La chose eut lieu à l'amiable, le 7 septembre 1757, à Chambéry, dans la maison des héritiers Flandin. Madame de Warens se départit de son acquisition du 19 juin 1755, faute d'en avoir payé le prix. Elle céda en outre au vendeur, à titre d'indemnité, une somme de quatre cent quinze livres « à prendre sur la pension dont elle jouit des libéralités de Sa Majesté1 ».
La pauvre baronne lutta jusqu'à la dernière extrémité. Le 24 avril 1758, elle est encore associée avec de Gourtilles; ils obtiennent ce jour-là l'autorisation de transporter à l'étranger, par les routes de terre seulement, quinze mille quintaux de charbon de terre 2.
C'est à cette époque, semble-t-il, que Wintzinried désespérant de gagner sa vie et. celle de sa femme, sépara définitivement ses intérêts de ceux de madame de Warens. Il chercha à subvenir à ses besoins comme directeur, ou simplement comme surveillant de travaux publics. Un ordre de l'intendant général de Savoie, du 7 août 1758, le nomma inspecteur