D'après les originaux aux Archives du sénat de Savoie
2. On prononçait donc le nom de la baronne : Voirans et non Voisins.
3. Archives de la Société florimontane d'Annecy et les Évéques de Genève- Annecy, p. 220-221. M. Coppier fait encore connaître à M. de Bernex la réponse donnée par le cardinal
Le 9 août, le marquis del Borgo répond à M. Maffei :
Par ce que vous me dites concernant madame de Warens, le roy ne peut pas juger de quoi il peut être question : toute la conjecture qu'il en peut tirer est que. comme vous dites que vous aviez des mémoires et que vous les envoierez dans sept ou huit jours, on doit croire que l'affaire n'est pas bien pressante. D'ailleurs, comme vous ne me marquez point si vous avez été à tems de remettre à madame deAVarens, avant son départ, la lettre que je vous envoiai pour elle... qui est celle qui contenoit la permission du roy pour venir à Turin, on ne peut pas non plus bien juger si elle viendra ou non.
Le 17 août, l'ambassadeur envoie les mémoires au ministre :
Le pacquet ci-joint contient les mémoires de l'affaire... Je l'envoiai à Lion au sieur Bouvier [agent sarde à Lyon) par un marchand de Turin nommé Dubois et je lui marque de le dépécher par un exprès à M. le comte de Saint-Georges que je prie aussi de vous l'envoyer par estafette pour qu'il parvienne plustot au roy. Je ne vous dirai rien de l'affaire. Elle est assez bien détaillée; j'attendrai seulement les ordres qu'il plaira à Sa Majesté de me donner.
<le Fleury à l'ambassadeur Maffei, au sujet des prétentions des Genevois d'acquérir des seigneuries dans le pays de Ges. « On les a renvoyés aux calendes grecques. » Nous ne savons si madame de Warens fut pour quelque chose dans ce résultat.
En même temps, M. Maffei écrit au roi :
Votre Majesté a été prévenue par la baronne de Warens qu'elle avoit des connoissanees importantes à lui donner, mais quelque brouillerie survenue entre elle et la personne qui la devoit mettre en état de se rendre à ses pieds et lui présenter les mémoires dont il étoit question a faict que cette personne s'est adressée à moi. — Son nom est Regard (sic) d'Aubonne, du pais de Vaud, homme qui marque avoir du talent et d'un âge propre à entreprendre et bien conduire une affaire vigoureuse. Je n'entrerai pas en détail de sa qualité; il se dit gentilhomme, cela se peut aisément vérifier; je n'ai pas fait des démarches pour le mieux connaître pour ne donner aucun soupçon, d'autant que ladite baronne peut s'être laissé échapper quelque chose, quoiqu'elle ne soit pas informée à fond du fait dont il est question. Il porte une croix de l'ordre de la Générosité que le roi de Prusse donne, et se dit patenté d'une commission de colonel de gardes suisses, que le roi de Pologne devait faire lever.
Je n'ai pas eu l'honneur d'envoyer plus tôt àVostre Majesté les trois mémoires qu'il m'a remis, l'affaire ne me paraissant de celles qui me paraissent exiger l'expédition d'un exprès. Par la lecture de ces mémoires Vostre Majesté verra le projet de révolution qu'il propose. Le troisième donne une idée de l'exécution, mais comme par écrit on ne saurait si bien éclaircir les choses que par l'exposition qu'il en feroit personnellement, puisque sur-le-champ il