Ne faudrait-il pas : Bernard d'Aubonne
pourroit répondre aux objections et aux difficultés queVostre Majesté aura sans doute lieu de lui faire, il attend les ordres qu'il plaira à Vostre Majesté pour se rendre à ses pieds. Étant entré avec lui en discours sur l'étendue du dit projet, il m'a dit qu'il esl en état, par les pratiques, que dès à présent, il a, de porter les choses à leur perfection et qu'il ose espérer lorsqu'il aura l'honneur de les exposer lui-même à Vostre Majesté, il pourra aplanir bien • 1rs difficultés que dans la lecture des mémoires ou ne peut manquer de se former '.
Le même jour, 17 août, M. Maffei, avertissait le premier président Saint-Georges qu'il croyait que madame de Warens se rendrait à Chambéry. « En ce cas, dit-il, il serait du service du roi de surveiller le commerce qu'elle pourrait avoir avec les gens de sa nation. »
M. Maffei ne s'était pas trompé. M. de Saint- Georges, qui avait sans doute mis fin à la mission de Mitonet n'en avait pas moins fait continuer la surveillance à Seyssel; et le 14 ou le 15 août, il en reçut cet avis :
Monsieur,
La lettre que j'ay receu du 5 de ce mois de M. Verdel m'a engagé à vellier au passage de madame de Voiran qui arrivât hier au soir en cette ville en chaise. J'ay eu l'honneur de la voir et dis-