Rév. Jacques Bugnard (Voy. Mémoire de M. de Warens
■2. Confessions, livre II.
3. « Elle me recevrait dans une maison particulière où elle prenait un appartement » {Mémoire de M. de Warens).
en Savoie, où le divorce n'était pas admis par les lois.
Dans les commencements pourtant, M. de Bernex supposa que son exemple entraînerait de nombreuses abjurations et que sa maison pourrait devenir une école de prosélytisme. Il est possible même que mademoiselle de Graffenried ait été attirée par elle en Savoie, et il est certain qu'elle protégea mademoiselle Giraud dont nous verrons qu'elle fut la marraine au jour de l'abjuration. C'est à des espérances de ce genre que, dans une lettre du 18 décembre 1726, le premier chapelain du roi fait allusion quand il écrit à l'évêque :
Monsieur, j'ai cent vingt livres pour la pension «l'une année de la petite nouvelle convertie que madame de Warens tient au premier monastère de la Visitation. Je n'ai pas manqué de faire remarquer au roi le zèle de cette pieuse dame pour la conversion des âmes qu'elle a laissées dans le pays de Vaud et je ne doute pas que Sa Majesté ne continue d'assister ceux qu'elle attirera à notre Sainte Religion l.
Cependant M. de Warens, cédant aux demandes de sa femme et désirant régler avec