Archives de la Société florimontane d'Annecy
2. La reine Marie-Anne d'Orléans mourut le 28 août 1728 ; en 1726, Victor-Amédée II était déjà revenu à l'ancien amour qu'avant sa liaison avec madame de Verrue, il avait eu pour
et de générosité, madame de Warens avait
besoin d'argent; elle ne se lassa jamais d'en rechercher et d'en demander. Dès la fin de 1726. elle fit écrire à son beau-père par le curé de Rumilly * sans doute pour obtenir quelque secours, et dès qu'elle le put, elle lui intenta un procès que nous rapporterons, plus loin. Enfin, affirme le mari, ce ne fut pas les mains nettes, qu'elle partit de Suisse, et M. Boudet reconnaît qu'avant l'abjuration, elle retourna à Vevey pour mettre ordre à ses affaires afin d'avoir de quoi subsister en Savoie. Quoi qu'en ait dit Rousseau 2 madame de Warens fut toujours une assez médiocre catholique. Elle n'eut jamais l'idée de se livrer ;i la vie religieuse, et dès le moment où son mari la laissa à la Visitation, elle s'occupait de trouver une habitation dans la ville 3. Il ne lui eût pas été possible d'être une « madame de Chantai » car si elle était divorcée en Suisse, elle n'en continuait pas moins à être une femme mariée
la comtesse de Saint-Sébastien et il avait placé celle-ci en qualité de dame d'honneur auprès de la princesse Polixène, femme de son fils.