‹ Madame de Warens, et J.-J. RousseauChapitre 50 sur 139 · Le vaisseau, ou veissel contenait environ 80 litres · texte numérisé non relu

Le vaisseau, ou veissel contenait environ 80 litres

absent de Chambéry ou bien que le notaire, qui n'avait besoin que de deux témoins instrumentaires, aura préféré Rousseau. La présence de M. Falquet s'explique par le soin que madame de \Yarens prenait toujours de s'entourer de gens pouvant lui être utiles. C'est ainsi que nous la verrons plus loin s'associer avec M. Mayan, le secrétaire du gouverneur.

Le domaine de M. Noëray était de moitié moins étendu que celui de madame Revil et pourtant le prix de location était double. Cela tenait sans doute à ce que chez M. Noëray, il y avait une fort grande vigne, un vaste parterre (le jardin en. terrasse) et, surtout, à ce que la maison, outre qu'elle était logeable suivant l'expression de Rousseau, avait une superficie triple de celle de la ferme Revil ' .

1. Suivant les énonciations des livres du cadastre de Chambéry de 1132, les terres du domaine Revil avaient une superficie de 20 journaux et 322 toises (près de 6 hectares); la superficie de la propriété Noëray n'était que de 11 journaux (3 hectares 24 ares). Lz sol de la maison Revil, n° 883, était seulement de 16 toises et 3 pieds: celui de la maison Noëray, n° 754, de 51 toises et 4 pieds. Le parterre de M. Noëray avait 128 toises (9 ares); sa vigne, 4 journaux et 29 toises. La tradition d'un échange entre madame de Warens et le procureur Renaud est signalée dans une lettre adressée en 1856 à M. Dessaix, président de la Société savoisienne

C'est depuis ce moment, et non avant le voyage à Montpellier, qu'a pu se passer le plus grand nombre des faits que Jean-Jacques a placés en 1736 et en 1737; et encore n'ont-ils pu avoir lieu que lorsque Wintzinried restait à la ville, ou bien quand il faisait quelque voyage pour madame deWarens. La présence certaine du substitut de Rousseau auprès de la baronne dès le milieu de l'année 1737, la possibilité d'habiter aux Gharmettes reculée à la fin de juin 1738, font naître bien des doutes sur les scènes d'abandon et de confiante intimité dont Jean-Jacques a fait le récit dans les premières pages du livre VI des Confessions.

Dans certains passages de la Nouvelle Héloïse, il décrit les vendanges au pays de Vaud ', la cueillette du raisin dont Glaire d'Orbe fabrique différents vins, le gentilhomme qui tire les grives dans les vignes; ailleurs, les serviteurs teillant le chanvre ou chantant dans les veillées d'hiver. Ces tableaux sont bien ceux des fermes de Savoie, quand les mœurs étaient

d'histoire à l'occasion de l'envoi à cette Société de la copie du Mémoire de madame de Warens du 17 juin 1743, copie qui se trouve actuellement aux Archives départementales de la Savoie.

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