‹ Madame de Warens et J.-J. RousseuaChapitre 120 sur 139 · I. Le bonheur fut bieu plus court, et vite troublé · texte numérisé non relu

I. Le bonheur fut bieu plus court, et vite troublé

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ET JEAN-JACQUES ROUSSEAU. il 5

avait posé la plume pour donner à sa mémoire le temps de rechercher comment il avait rempli le devoir qu'il s'était imposé; il ne la reprit pas. Les dernières lignes que sa main traça furent ainsi pour madame de Warens.

Moins d'un mois après, en mai, il se retira, malade de corps et d'esprit, à Ermenonville chez de M. de Girardin. Le2juillet, ayantessayé de sortir, il se plaignit du froid et de mal à la tète. Thérèse lui apportait une potion lorsqu'il tomba la face sur le sol et mourut sans prononcer une parole. On a dit, sans preuves suffisantes, qu'il s'était suicidé '.

1. Louis Blanc, dans l'Histoire de la Révolution française, tome I", au chapitre intitule : * Deux révolutions >, a fait un récit dramatique et coloré de la mort de Voltaire et de celle de Jean-Jacques.

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Coiirtillcs; m naissance, «es emplois, sa mort. — L'abbé Gaimi:; — l'abbé Léonard; — leurs testaments. — Jean Dauel; — H. de Conzié. — Souvenirs.

Celui qui devint le général Doppet, mais qui d 'était encore alors qu'un aventurier, a publié les Mémoires du Chevalier de Cour tille, comme il avait déjà publié ceux de Claude Anet et de madame de Warens '. Ils ont la même valeur historique. En dehors de quelques faits puisés dans les Confessions, pas un mot n'y est exact Après avoir fait parcourir le monde à Wintzinried et lui avoir prêté quelques aventures qu'il s'attribue à lui-même dans ses Mémoires manuscrits *, après l'avoir dépeint comme un

1. WuminiitiD, ou les Mémoires du chevalier de Colrtilu pour lervir de suite aux Mémoire* de madame de Warens, à ceux de Claude Anet, et aux Conf-essions de Jean-Jacquet Souueau (sic!), à Paris, chez les Marchands de nouveautés, 1189, petit in-12; ui-139 pp.

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