‹ Madame de Warens et J.-J. RousseuaChapitre 58 sur 139 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

e de Warens industrielle. — Fabrique de savon ; de chocolat. — Envoi a Rousseau. — Voyage de madame de Warens en Chablais sous le nom de comtesse de Coniie.

— Lettre intéressante de l'abbé Léonard, archipretre de Gruffy. — Mort a Constantinople de Jacques de La Tour;

— à Vevey, de Marie Flavard, belle-mère de madame de Warens. — Pourparlers à raison de leurs héritages. — .Nouvelles lettres de Rousseau. — Demande mystérieuse d'une pension. — Procès de la baronne contre le doyen de Sallanches. — Rousseau la met en garde contre les faiseurs d'affaires. — Les mines de Ter et de houille en Savoie. — La prétendue mine d'or de Gruffy. — Association de madame de Warens avec Jean-Guillaume de la Balme. — Acbat des mines de la Haute-Maurienne. — Le frère et la belle-sœur de Winlzinried aux Cbarmettes. — Constitution de la Compagnie des mines en société par actions. — Pouvoirs donnés à madame de Warens par M. de la Balme. — L'avocat Boittier-Avrillon acheté une action. — Entrée de François Mansord dans la société. — Lettre désolée de Rousseau. — Madame de Warens et Winlzinried parrain et marraine. — Témoignages d'amitié de Rousseau a Winlzinried. — Madame de Warens sous-loue les Cbarmettes au marchand Joseph Vial (21 mare U4!1). — H. Perrichon, ancien prévôt du Lyonnais, devient associé. — Lettre que lui adresse madame de Warens. — Lettre a M. Mansord. — Le chimiste Denervaux. — Conventions nouvelles avec M. Perrichon. — La fabrique de poterie de fonte. — Résiliation du bail des Cbarmettes. — Madame de Warens quitte la maison Saint-Laurent et s'installe au Reclus. — Fondation pieuse en faveur de

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l'église de GruITy. — Jean-Claude Charbonnel, le maître fondeur. — Madame de Wnrens et Court! Iles encore parrain et marraine. — Voyage à Lyon ; association avec les père al 111a Devienne. — Entrée de H. Mayan dans la société. — Disparition momentanée de Mansord et de Gueh. — Vente suspecte d'actions à Laurent Roche. — Démission des Devienne. — Hayan accapare les actions et les cède bientôt à H. Perricbon. — Cash et la mine de la Colombière.

Pendant que Rousseau quittait ainsi Venise et faisait bientôt à Paris la connaissance de Thérèse Le Vasseur, frappé qu'il fut « de son maintien modeste, de son regard vif et doux, qui pour lui n'eut jamais son semblable >, pendant ce temps, madame de Warens préludait à de pluB vastes entreprises par l'établissement d'une fabrique de savon. L'occupation espagnole, en suspendant le service de sa pension ', l'avait forcée de sortir de la sphère des projets pour entrer dans la réalité. Le 5 août 1744 le conseil de ville de Ghambéry lui donna l'autorisation nécessaire pour vendre le savon qu'elle fabriquait ',

1. Elle avait bien obtenu en principe le maintien de cette pension, mais l'intendance espagnole pressurait le pays pour en tirer de l'argent et n'en donnait pas.

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