Délibération du 5 août
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[Arch. municip. Reg. de 1744, folio 261 v°).
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Au commencement de 1745, et pour ses étrennes, la baronne en envoya une certaine quantité à Rousseau : elle y joignit du chocolat qu'elle pouvait bien avoir fabriqué aussi. Jean-Jacques l'en remercie dans sa lettre du 25 février; en même temps il témoigne de la peine qu'il éprouve de la maladie de son pauvre frère Courtilles. Il ne sait trop quel conseil donner à la baronne au sujet d'un voyage qu'elle médite :
L'approbation dépend des secours que vous trouverez pour en supporter les frais et des moyens sur lesquels vous appuyez l'espoir du succès de ce que vous allez y entreprendre.
Il lui reproche de se laisser tromper par cet archi-dne de Keister :
Quand on a vos lumières, on n'a bonne grâce à cela qu'après s'être crevé les yeux... Du reste, beaucoup de projets, peu d'espérances, mais toujours n'établissant pour mon point de vue que le bonheur de finir mes jours avec vous... Adieu maman; souvenez-vous de m'écrire souvent et de me donner une adresse sûre '.
Toujours la crainte de l'espionnage!
Le projet auquel Rousseau fait allusion est un voyage à Thonon et h Evian. Nous allons