MADAME DE WAHE1IS
recherche de la baronne qui se trouvait en ce moment à Evian, car c'est dans cette ville que lui est adressée Une lettre de Daviet de Foncenex, datée de Thonon le 13 novembre. Ce nouveau confident lui promet d'aller la voir bientôt et ajoute :
J'ay bien vos lettres de Suisse avec les instructions que j'y ai joint; M. votre parent était a notre passage à. quelques lieues de la Tour '.
M. Daviet était donc allé dans le pays de Vaud et avait passé près de la Tour de Peils, ce berceau de la famille de madame de Warens. Quel était l'objet de la mission qu'il y accomplissait? Chercher de l'argent sans doute; mais aussi voir si la baronne ne pourrait pas tirer quelque parti de la mort de son mari. M. de Warens, en effet, ou plutôt M. de Loys, devenu seigneur de Ghanéaz à la mort de son père, était décédé le 31 octobre 1754. Sa femme eut peut-être l'espérance, dont elle fut rapidement déçue, d'obtenir quelque chose de ses héritiers.
i. Ce billel était accompagné d'une note d'un sieur Fibre, que nous retrouverons, dans laquelle il prie la baronne d'écrire aux associés de Genève, les Bérard, d'envoyer de la peluche destinée A pourvoir de veste et surtout un ouvrier ou contre maître du nom de Joseph Piston {Archives de la SoeitU (lorimontane).
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M. de Loys qui avait reçu ta seigneurie de Warens le 2 avril 1723 seulement, l'avait vendue au major Bergier le 23 mars 1728; il la conserva donc à peine cinq ans. Après son séjour en Angleterre à la suite de son divorce, il était revenu à Lausane où il fut de nouveau investi de charges honorables. Il ne se remaria pas et mourut entouré de l'estime de ses concitoyens '.
Madame de Warens passa l'hiver à Evian. Elle y avait loué une maison et un jardin d'un sieur Lejeune. Son séjour en Chabtais se prolongea jusqu'en août 1755.
Au commencement de l'année, le 23 janvier 1755, le marquis d'Allinges était mort à Ghambéry '. Sur la foi d'un passage de la notice de M. de Conzié, on a désigné ce gentilhomme comme ayant été l'amant de madame de Warens, le dernier!