CHAPITRE XI
Madame de Warena revient à, Chambêry. — Courtilles verni a la société Bérard et C" sa part dans ta Compagnie des mine de houilles; les Bérard la cèdent à madame de Warena. — - Correspondance avec le baron d'Angesille. — Lettre au gouverneur de Savoie. — Nouvelles lettres au baron d'Angevilte. — Madame de Warens va habiter au faubourg N'eiin dans la maison Plandin-Crêpine. — Madame de Warena réailie l'acte par lequel elle avait acheté une maison à Evian. — Demande à M. d'AngeviUe d'un prêt de six cents livres pour acheter une fabrique de poterie de terre. — Elle prend pour secrétaire M. Danel. — Le petit sceau de la baronne- — Nouvelles demandes d'argent 1 M. d'Angeville. — La baronne trafique de son crédit a. Turin. — Le 21 mai 11S0 elle engage sa pension pour acheter des parts de la société houillère. — Mort de madame de Warens. — Son acte de décès. — Sa sépulture dans l'église de Lémenc. — Sa maison placée sous séquestre. — Continuation de la Société Perrichon.
En décembre, madame de Warens eat de retour à Chambêry, dans une habitation que le notaire Daviet décore pompeusement du nom d'hôtel. Ce fait démontre toutefois que, grâce aux Bérard, elle était revenue momenta-
nément à une meilleure fortune. II n'en était pas de même du pauvre Wintzinried. Pressé par le besoin, le 11 décembre 1755, avant midi, et dans Y hôtel de la dame baronne de Warens, il cède pour le prix de mille livres payable dans quatre mois, à Simon Bérard, agissant au nom des sieurs Pierre Bérard et fils, tous les droits qui lui appartiennent en vertu des privilèges qu'il a obtenus conjointement avec madame de Warens pour la recherche et excavation de la houille en Savoie, ainsi que ses droits dans la Compagnie constituée à cette occasion, tant pour argent déboursé que pour marchandises en fonds.
Le même jour, après midi, toujours dans l'hôtel de la baronne, Simon Bérard, au nom de sa Compagnie, passe une procuration spéciale et générale à madame de Warens pour vendre, céder et négocier comme bon lui semblera la portion qu'il a achetée aujourd'hui du sieur de Courtilles, ratifiant dès à présent ce qu'elle fera '.
Les termes de cette procuration indiquent que Simon Bérard avait acheté pour le compte