DÉMISSION DU MARQUIS DE BOMBELLES
» peu près douze blessés. On prétend que le peuple # ne veut plus de barrières. Gela ne laissera pas que » d'embarrasser l'Assemblée sur le chapitre des im- » pôts. . . »
Même jour. — « ... M. de Bombelles a envoyé sa » démission. Tant de gens le blâment , tant d'autres » le louent, que je ne sais qu'en dire ! S'il avait eu de » quoi payer ses dettes, je n'aurais pas balancé, mais » cet article arrête mon opinion sur la démarche. La » pauvre Bombe va être réduite à bien peu de chose. » Je ne comprends pas comment elle fera avec ses » quatre enfants (1). >
M, de Bombelles avait, à diverses reprises, manifesté l'intention d'abandonner son poste diplomatique. 11 ne pouvait se résoudre à servir un gouvernement dont les actes lui semblaient en contradiction avec ses principes, et croyait être plus utile aux intérêts du Roi, en cédant la place à des personnages d'humeur plus conciliante. Dernièrement, il avait chargé sa femme de soumettre sa décision à l'avis de Madame Elisabeth, et n'avait pas obtenu de réponse satisfaisante. La Princesse, fort embarrassée, savait que la démission du marquis serait désapprouvée par la famille de sa femme, et considérée comme une critique amère de la conduite du baron de Mackau, son beau-frère, connu pour ses opinions constitutionnelles. Elle s'inquiétait aussi avec M™ de Mackau, mère de Mma de Bombelles, de la situation de cette dernière. M. de Bombelles trancha la question. Le 24 janvier Madame Elisabeth écrit à son amie (2) :
(1) A Mme de Raigecourt. Coll. F. de Conches, p. 228.
(2) A Mme de Bombelles. Coll. F. de Conches, p. 225.