‹ Madame est trop belle; comédie en trois actesChapitre 14 sur 46 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

DE CLERGY, GH4MBRELAN, JEANNE, MONTGISGAR, puis LE GARDIEN.

DE CLERGY, rameuant Chambrelan et Jeanne. Mais puisque j'accepte vos phosphores, c'est une valeur excellente...

CHAMBRELAN

Oui rebondira... Mais monsieur votre oncle...

MONTGISGAR, en haut de l'escabeau.

Moi, j'ai fait mes observations, comme tuteur... mais puisque ça convient à mon neveu... (Descendant de l'escabeau.) Tout est arrangé.

CHAMBRELAN, regardant la statue.

Tiens, le bras aussi ! vous l'avez replacé. Il est très bien.

MONTGISGAR.

Oui, je crois que comme restauration... c'est assez bien

venu.

DE CLERGY, regardant la statue .

Mais, Dieu me pardonne! vous l'avez recollé à l'envers.

MONTGISCAR, mênje jeu.

Comment ! à l'envers?

JEANNE, de même.

C'est positif!

CHAMBRELAN, de même.

C'est ma foi vrai i

MONTGISCAR.

Allons, bon! il va falloir le recasser.

DE CLERCY, bas et vivement.

Chut !... le gardien.

CHAMBRELAN

Il est capable de s'en apercevoir... Filons !

MONTGISCAR.

Allons causer de nos derniers arrangements.

OÙ ça ?

MONTGISCAR.

Au musée d'artillerie.

CHAMBRELAN

Pourquoi au musée d'artillerie?

MONTGISCAR.

C'est plein de poignées de sabre... et on est chauffé.

CHAMBRELAN

Ésitons le gardien, (ils remontent à gauche. Au moment où ils se disposent à sortir, le gardien entre suivi d'une famille anglaise, portant des guides des voyageurs. Le père prend des notes. Pendant que le gardien parle, de Clercy et Jeanne sorteut en courant par la droite, puis Chambrelan, puis Montgiscar.)

LE GARDIEN, récitant.

Yes, mylord. La statue de Pollux... telle qu'elle a été trouvée en 1821 dans les jardins de la villa J^almieri... et expédiée par les soins du consul de France...

Page 1