SCÈNE IV DE CLERCY, MONTGISCAR, puis DE GOBERVILLE
MONTGISCÂR**.
Eh bien! j'espère que voilà un succès!
DE CLERCY.
Ah! mon bon oncle, que vous avez bien fait de me marier! Si vous saviez comme Jeanne est douce, et bonne et gracieuse... et elle m'aime!... hier, elle m'a dit ; Je ne connais pas d'homme plus beau que toi, si ce n'est mon père!
• Montgiscar, Jeanne entourée de jeunes gens, Octave, Aîme de Goberville, Chambrelan, de (^leroy.
" Montgiscar, de Clercy.
MONIGISCAM.
C'est d'une fille bien élevée!... maintenant veux-tu un conseil pratique?
DE CLERCY.
Lequel !
Cherche une occupation... cela t'empêchera d'user ton bonheur trop vite.
DE CLERCY.
J'y ai déjà songé... mais à quoi suis je bon?
MONTGISCAR.
D'abord, tu es ingénieur... ensuite tu as écrit un livre... compact, sur les chemins de fer : Des tarifs différentiels, proportionnels et spéciaux!
DE CLERCV.
Vous l'avez lu?
MONTGISCAR.
Ah! non! coupé seulement... comme oncle! mais il y a ici, un homme qui doit l'avoir lu... Monsieur de Goberville...
DE CLERCY.
Le directeur du Grand-Occidental.
MONTGISCAR.
C'est un de mes vieux amis... je vais te présenter et tu lui adresseras ta demande.
DE GOBERVILLE, enlraiil et parlant à la cantonade.
Merci... je ne joue plus.
MONTGISCaR*.
Le voici... (a de Goberviiie.) Eh bien, avez-vous gagné?
DE GOBKRVILLE.
Non... je perds quatre louis.
• Do Clercy, Mrml^istMr. de Goberviiie.
50 MADAME EST TPxOP BELLE
MONTGISCAR. bas â de Clercy.
Nous l'abordons dans de mauvaises conditions... mais ça ne fait rien. (Haut.) Mon cher de Gober ville, permettezmoi de vous présenter mon neveu, M. Jules de Clercy.
DE GOBERVILLE, aimable.
Monsieur. . .
MONTGISCAR.
Ingénieur... qui a fait des chemins de fer, une étude de toute sa vie.
DE GOBERVILLE, Irès-froid.
Enchanté...
MONTGISCAR.
Il a une petite requête à vous adresser... je vous laisse... * (a part.) Je vais voir comment se comporte mon fils au milieu de ses neuf tantes, (il entre dans le bal.)