SCÈNE VI Les MÊMES, MADAME DE GOBERVÏLLE
MADAME DE GOBERVÏLLE*, (ADlrant comme une trombe. Ah!
OCTAVE, à pari.
Héloïse!...
DE CLERCY, à part.
Madame de Gobervillei... Ah bah?...
MADAME DE GORERVILLE, à Octave
J'étais bien sûr de vous trouver ici... je vous ai suivi en fiacre... je me doutais de quelque chose... Que faitesvous dans cette maison ?
OCTAVE
Moi, je...
MADAiME DE GOBERVÏLLE.
Vous n'osez pas le dire...
OCTAVE
Mais si...
MADAME DE GOBERVÏLLE.
Alors, dites-le...
Je viens voir Monsieur Ghambrelan qui m'a prié de faire son buste.
MADAME DE GOBERVÏLLE.
Ah! son buste! vous avez fait aussi celui de mon mari... On sait ce que cela veut dire...
OCTAVE
Mais il me semble que je suis bien libre. * De Clercy, Mme Goberville, Octave.
MADAME DE GOBERVILLE,
Non monsieur.
OCTAVE
Si, madame !
MADAME DE GOBERVILLE.
Non!
OCTAVE
Si!...
DE CLERCY, à part.
Il.s oublient que je suis là!... (Toussant.) Hum! hum!
MADAME DE GOBERVILLE, l'apercevant.
Ah! Monsieur de Glercy!... Gomment va madame?
Très-bien... je vous remercie...
MADAME DE GOBERVILLE.
J'ai tenu à venir moi-même prendre de ses nouvelles.
DE CLERCY.
Trop bonne...
MADAME DE GOBERVILLE.
Vous voyez souvent monsieur Octave?
DE CLERCY.
C'est la première fois qu'il vient ici.
MADAME DE GOBERVILLE, se calmant.
Ah!...
DE CLERCY.
Il a eu la bonté de nous envoyer une loge pour les Italiens.(ii va s'asseoir sur le canapé.)
MADAME DE GOBERVILLE, bondissant.
Une loge! (a Octave, s'oabiiaDt.) Vous m'avez dit ce matin que vous n'iriez pas!
octave.
J'ai probablement changé d'avis...
MADAME DE GORERVILLE.
Vous espériez m'empêcher d'y aller... vous rerloiitipz ma présence !
Mais madame!
MADAME DE GOBERVILLE.
Je vous gênais.
OCTAVE
Permettez !
MADAME DE GOBERVILLE.
Taisez-vous !
DE CLERCY, à part.
Ah ! ça, est-ce qu'ils ne pourraient pas aller se disputer ailleurs? (il tousso.) Hum!... hum!...
MADAME DE GOBERVILLE, à de Clercy.
Vous vous étonnez de me voir parler ainsi à ce jeune homme ?
DE CLERCY, se levant.
Mais non.
MADAME DE GOBERVILLE.
Il nous a été confié par sa famille qui habite la province. Monsieur de Goberville est son correspondant, nous l'aimons beaucoup.
DE CLERCY.
Je m'en doutais.
MADAME DE GOBERVILLE.
Nous sommes chargés de veiller sur lui... il est un peu léger, un peu mauvaise tète... mais le cœur est bon.
C'est le principal.
MADAME DE GOBERVILLE.
Nous nous retirons... mes compliments à madame de Clercv... charmante femme!... charmante femme!
DE CLERCY, saiaant.
Madame !...
MADAME DE GOBERVILLE.
Monsieur...
OCTAVE, à de Clercy.
Veuillez présenter mes hommages...
MADAME DP. GOBERVILLE, l'intrrrompjnt.
C'est bien... votre bras.
OCTAVE
A vos ordres, (a part.) Je reviendrai, (ii sort vivement en donnant le bras à Mme de Goborvitle.)