‹ Madame est trop belle; comédie en trois actesChapitre 4 sur 46 · SCÈNE IV LE GARDIEN, puis CHAMBRELAN et JEANNE · texte numérisé non relu

SCÈNE IV LE GARDIEN, puis CHAMBRELAN et JEANNE

LE GARDIEN, seul.

Ce ne sont pas là de vrais savants... (Apercevant Cham-

brelan et Jeanue qui entrent par la droite*. )Encor8 deux! Que de

monde aujourd'hui! Est-ce qu'il peut?

CHAMBRELAN, au gardien.

Pardon... Pourriez-vousm'indiquer la statue de Pollux?

LE GARDIEN

La voici, (récitant.) Telle qu'elle a été trouvée en 1821, dans les jardins...

CHAMBRELAN, l'interrompant.

Ça, ça m'est égal! (kpart.) C'est drùie, je ne vois pas Montgiscar...

LE GARDIEN, à part.

Ils demandent tous la statue de Pollux, et ils ne veulent écouter aucun détail.

CHAMBRELAN, au gardien.

Mon ami, est-ce qu'il n'y aurait pas deux statues do Pollux?

LE GARDIEN

Non, monsieur, mais nous avons là-bas un magnifique Castor.

CHAMBRELAN

Ah! c'est un animal bien laborieux... l'emblème du travail !

LE GARDIEN

Mais non, monsieur... Castor, c'est l'ami de Pollux... une autre statue...

CHAMBRELAN

Ah! très bien... très bien...

• Le Gardien, Chambrelan, Jeanne.

LE GARDIEN, a part.

Ce n'est pas encore un vrai savant celui-là... ^

CHAMBRE LAN, a Jeanne.

Attendons!

JEANNE

Attendons... quoi?

CHAM3RELAN.

Tu le sauras tout à l'heure.

L3 GARDIEN, à Chambrelan, av&c familiarité.

Eh bien, monsieur.,, quoi de nouveau ?... avons-nous un ministère?

CIIAM BRELAN.

Un ministère"! (à part.) Il veut me faire parler politique (liaut.) Pourquoi un ministère? Je le trouve très bon le ministère!.. Et celui qui viendra après, et tous les autres aussi !

LE GARDIEN

Ne vous fâchez pas.

CllAMBRELAN.

Pardon, j'ai à causer avec ma fille ; je crois qu'on vous appelle par là!

LE GARDIEN

J'y vais, (à pan.) C'est un homme qui n'a pas d'opinions.

(Il sort par la gauche.)

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