‹ Madame Frontin, ou, Les deux duègnesChapitre 9 sur 10 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

URSULE, Mul. FRONTIN, ouvrant la persienne du pas>illon et s'appujant les deux bras sur le balcon.

JNI.id. Fno^TIN.

Hé bien , qu'est-ce que c'est ?..,.

URSULE trépignant.

Toujours madame Frontin!

Mad. FRONTIN.

Silence !....

URSULE

Silence ! Après tout ce que vous m'avez fait, vous voulez que j» me taise

Mad. FRONTIIf.

Mais je ne vous ai rien fait....

URSULE

Vous ne m'avez rien fait?....

Air : Du Bouffe.

Qui vous a donc instruite ?

Mad. FRONTiw , toujours au balcoi.

C'est vous.

URSULE. Dirigée , introduite ?

Mad. FRONTIN.

C'est vous.

URSULE

Parlez, qui m'.i trahie ?

Mad. FRONTiir.

C'est vous.

URSULE

Quelle est mon ennemie ?

' Mad. FRONTiN, sortant du pavillon.

C'est vous.

Elle sort du panllon.

URSULE

Comment , c'est moi ?

Mad. FRONTiN riant.

Sans doute.... Est-ce que vous ne vous rappelez pas

URSULE

Quoi donc ?

Mad. FRONTÎW.

« Se souvenir aussi que la petite porte qui donne sur le jardin 9 potager est en mauvais état....

Mad. Frontin, 4.

URSULE

Ah ! j'y suis

MaJ. FRONTIÎf.

« Que ce petit jardin donnant....

URSULE

Assez.... assez,... Ah I maudite languel.... que va dire M. Du-

clos?....

Mad. FRONtrpT.

11 va vous donner votre congé'.

URSULE

L'honneur des duègnes C5t compromis....

Mad. FRONTIN.

Point du tout, vous avez fût une superbe résistance.

URSULE

Que vais-je devenir?.... où v.iis-jc aller?....

Mad. FRONTIN.

A Paris.... avec moi.... près de votre jeune élève.

VAUDEYILLE.

Air : V^aud. d'un Dimanche à Passy.

Me rendre chez Einilie,

Quoi vraiment, y pensez-vous?

Ce serait une folie.

Je dois craindre son courroux.

Mad. FRONTirr.

Ounndriiynifn va l'cnchahier, Peut-elle vous cli.nciriner , Le bon' eur doit lui donner Le besoin de ]iardoiKier.

Au f.iit, suis-je donc ronpablc :

Un vieiilaril trop exige.-'.nt Me'payait pour ('Ue \.\\\ diable.

Mad. Fr.ONTiN.

El vous {'«"liiez voire ai cent.

URSULE

Mais si je suis vos ovis , Que tiouveiai-je à Paris ?

Mad. FRONTIN.

Vous aurez an Jieu décris, Du plaisii' et des profits.

URSULE, jetant son trousseau.

Noble amiiié, tu l'emportes, Je jette loin des méchants, Les clefs de toutes les portes , Pour avoir la clef des champs.

Mad. FRONTIW.

Puisque je reste avec vous, <Jhtre Ursule , embrassons-nous,

Elles s'embrassent.

Et partons après cela.

UR3ULE Varrétant.

Que dites-vous , altc-là.

La ramenant au public.

Ne commettons point de fautes.

Mad. FP.ONTiN.

C'est juste, il faut poliment, Quand on déloge, à ses hôies Dire deux mots en partant.

URSULE à madame Frontin.

Pour votre aînée aujourd'hui , Sollicitez leur appui.

Mad. FRONTIN à Ursule.

Pour votre cadette ici , Veuillez dire un mot aussi.

URSL'LE , montrant madame Frontin.

Calmez son inquiétude, Prctez-lui votre secours.

Mad. FRONTIN , montrant Ursule.

Et venez par habitude , Messieurs, l'applaudir toujours.

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