i y voit l'ombre dps bois sombres
L'ombre du remords importun; Mais par malheur , parmi toutes f es ombres, On ne voit pas Tombre du vens-coriimun.
Mad. FRONTiN à part.
De la malice....
URSULE , s'assej'ani à côté du chalet en arrangeant son rouet.
Enfin , c'est égal j cela fait peur aux jeun -s fiilcs.... et ça les amuse....
Elle se met à filer.
MaH. FRONTIN ejjrayite.
Va-l-el!e s'établir la ?
URSULE , réfléchissant et auittahl son fil.
Monsieur Duclos avait bien raison en me laissant des instructions.
Mad. FRONTIN à part.
Des in^trnctinns....
URSULE, tirant ses lahlt-Ues de sa poche.
Voyons donc un peu, si tllts ne renftrmcraient pas d'autres mesures à prendre.
I\Iad. FRONTIN à part.
Écoutons.
URfULE.
V us m 'lirez à nié ent lyxfi M""". Fion'in est partie!
?i"inîpjile, c'isl pour i'avt'i.ii'.
EUe ht.
« Se soiivfnir aussi rpie 'a porte dîi pavilimi <pii donne snr It » [)([;t jiudiu [>ui<ger , «si Mi (jiauA'ais état....
M.id. KKONTiN à part.
Bien.
URSULE ItScinl.
» Ou- ce p( lit jardin donnant an boid du pire , il serait facile » de luir de ic (.ùté là.
Blad. FRONTIN h part.
A lucrvtiîlc....
URSULE lisant.
» Enfin, que la clef du parc est daus ua vase sur la chemine» » de ma cbaiiibie à coucher.... »
Mad. FRONTiN à part.
De mieux en mieux.
URSULE, serrant les tablettes dans sa poche et reprenant son rouet.
Ah I ah ! ah !.... Madame Froriiin sprait-elle desespe'rc'e si elle savait combien il lui cû' éié facile de re'usiir.... Mad. FRONTIN à part.
Cet vrai....
URSULE filant.
Mais ces gt^ns qui se piquent de tout savoir , ne pensent
pas souvent aux choses les plus simples Pauvre madame
Frontiu !
Air : ^h Ij'e le tiens ! ( D'Ambroise.)
Avec un peu plus d'assurance Vous auriez réussi , je pense.
Mad. FRONTIN , dans le chalet.
Il suffît, je réussirai,
De vos avis , je vous sais gré j
Ma boune , j'en profiterai.
URSULE filant.
Agissant de cette manière,
On aurait bien pu , j'en conviens ,
Délivrer notre prisonnière.
Montrant le pavillon.
iMais je la tiens , ^
On n'aura j>as nja pris.»nnièrc , Car je la tiens , Oui , ie la liens.
Mad.FRONTiw, iortanf^H chalet derrière Ursule. Ah ! je la tiens !
Ail ! ]e la tiens !
Elle n'est plus la prisonnière, Car je la tiens , Oui , je la liens.
Madams Frontin passe derrière Ursule et gagne la parti* intérieure du pavillon.
SCEINE VIII.
URSULE seule.
Le jour commence à laisser ; on entend sonner sept heures; elle se lève précipitamment.
Sept heures ! Monsieur va ronticr Quel beau moment
pour moi! Ali ! quand je lui dinii tous les dangers que j'ai courus, que de roru|.liineiUs , que de cadeaux je vais recevoir j je monterai en grade , c'est sûr.
Air : Un homme pour faire un tableau.
Seule femme dans ce séjour ,
De mes droits nie monlrant jalouse.
Au lit d'hymen le premier jour
Je coii<lu.rai la jeune épouse.
Li vieil époux eti cheveux blancs ,
Bientôi nie ■loairrer.i, j'es))ère,
Gouvernai. le de '■e:s enfants ,
Alor.s je n'aurai rien à faire,
( On entend le fouet d un postillon et le bruit (Tune voilure.)
Le voila ! le voil^ !.... ( Elle court à la grande porte du parc
et l'ouvre.') Elil mus on Il'^rrivp pas, on part.... Serait ce!....
Quel sonpvon !.... {Elle l'a nu pavillon et le ferme en sortant.)
Ciel!.... Jilmiiie n'y «st plus! Je suis perdue! aeshonorée!
Au secours !.... au secours !....