LES DEUX DOCTRINES
La cour de France à la fin du XVII* siècle. — Intrigue contre le parti dévot. — Parti pris par M"* de Maintenon. — Fénelon sollicité de condamner M"'* Guyon par une ordonnance. — ^ Il s*y refuse, et fait approuver ses motifs. — Projet imaginé par Bossuet d*une condamnation indirecte. — Contre-proposition de Fénelon. — Mémoire de Fénelon à M''* de Maintenon. — Il refuse d'approuver le livre de Bossuet. — M^B* Guyon sort de Vincennes. — Elle est mise dans un couvent de Vaugirard. — Fénelon fait approuver son livre des Maximes des saints. — Le livre est publié. — Bossuet donne an public son Instruction sur les états d'oraison. — Analyse des États d'oraison. ^ But et plan différents de Fénelon. — Analyse des Maximes des saints.
Tout semblait fini, au moment où Fénelon fut sacré k Saint-Cyr : les articles étaient signés, M™*' Guyon, libre; les nuages avaient disparu, et la paix s'était faite dans répanouissement des cœurs. « Deux jours avant celte divine cérémonie, dit Bossuet, k genoux et baisant la main qui Fallait sacrer, il la prenait k témoin qu'il n'aurait jamais d'autre doctrine que la mienne. J'étais dans