CHAPITRE XIII. -FÉNELON ET BOSSUET
libre arbitre, avec un fond de concupiscence. Elles peu* vent pécher, même mortellement (1).
Fénelon, en différents articles, rejette toutes les exagérations des quiétistes ; il montre que Tétat de pur amour n'implique aucun mépris des pratiques recommandées par rÉglise et n'exempte d'aucun des devoirs imposés à tous les chrétiens. C'est ainsi qu'il entend le mysticisme orthodoxe et qu'il avait compris, après se l'être fait expliquer, la doctrine de M™« Guyon. Mais toutes ses affirmations sont-elles légitimes ? N'y a-t-il point de contradictions entre elles ? Et en rejetant les conséquences du mysticisme, n'en conserve-t-il pas les principes? Ces questions feront l'objet d'une longue et mémorable controverse entre Fénelon et Bossuet.
Le livre des Maximes est froid et sec : les développements, les témoignages de la tradition en furent retranchés k la demande de M. de Noailles. Le mouvement, la chaleur, l'éclat et la vie, qui manquent k son livre, Fénelon les apportera dans sa défense.
(l) Art. 36 et 37.