CHAPITRE XVqï. - DEI\NIÈflÇS ANNÉES
Ou Yoit que ^^'' Guyop p^rsi^ta JHsqu îi la fin dans ses idées mystiques. Ses s^mis et ses enfants lui prêchaient la prudence : ils qe réussissaieqf pa$ tqiypqrs. « On me dit quelquefois : « Prenez garde k ce qflp vous «c direz k tels et tel$ ; » je Voublie aus^it<^t^ et j^ uçi pui^ prendre garde. Quelquefois on fl^p i\\ : ^ yon^ ^yez dit \é\\^ « et tpUe cho3e ; ççs gens-1^ ^p peuY^pt p^^ intprprétpf ; < vous êtes trop siqiplft. )» Je le crqj^^ ];uai^ j^ uç. puis f^ie autrement que d'être sip^plp. Et quand il f2(udraH ^tfe reine, en changeant de copdui^e, je ne le pqurrais (1). ^
La famille dp ftl"** Guypp s'é^\\ accrue et allajt s'élever dans le monde. Jacques Bouvier dp l<a i(o.tte, ^99 frère, p'ayait pas quitté WQQt^rgis* |1 vivait un fil^ âg^ de dix-sept ans, qui était uq jjeunp l^oiqn^p de grande e^p^^ rauce. C'était Guillaume Elpuvier de La Mpttp-Vpfgonville. Après avoir servi quelque tpiqps çpiume capital jqp au* régiiuput de la reine, i| fut qiis, très-jeune encore, k la tête d'un régiment d'infanterie et se distingua) \ |a bataille d'Oudenarde et k Itfalplaq^et, où j| fut daqgereusemeut blessé. Rentré ds^ps $a ville natale, \\ pq dpvint gouverneur, acheta lp§ sejgueuries dp Çeppy (2), de Girolles et quelques petits dopi^ines, qui furent, en récon^pense de se$ services (5), réunis en un seu) Qef, érigé en marquisat. C'est l'origine des marquis de Cepoy, dont la postérité n'est pas éteinte.
(1) Vie de M"« Guy on ^ 3« par^., chap. xu.
(2) n acquit la seigneurie de Cepoy du duc d'Orléans, en éctian|^e du fief de Montcochoii) sitH^ dansf la forêt de Montargis. (4i*ch. c(épart. du Loiret, A, 329.)
(3) Les lettres pate^tes, datées du mois d'ayril 1748, se trouvent dans Y Armoriai génériçkl de tv^^^ce, veg. \,
La fille de M"® Guyon devait monter plus haut encore. Veuve de Nicolas Fouquet^ comte de Vaux, elle épousa en secondes noces, le 14 avril 1719, Maxîmilien-Henri de Béthune, duc de Sully, pair de France, et porta ainsi un des plus beaux noms du royaume. « Elle prit sans peine, dit Saint-Simon, tout le maintien d'une grande dame, avec assez d'esprit pour ne blesser personne par un si grand changement. Elle avait, en effet, beaucoup d'esprit, beaucoup de monde, de la lecture et de Torncipent, une beauté romaine, de beaux traits, un beau teint et la conversation aimable, avec beaucoup d'amis. Sa réputation fut toujours sans reproche (1). » Elle mourut sans enfants.
Son frère cadet, Jean-Baptiste Guyon de Sardières, servit en qualité de capitaine au régiment du roi, resta célibataire et mourut a Paris le 21 février 1752. Les bibliophiles n'ont pas oublié son nom (2). C'est le fils aîné de M"'^ Guyon, Armand-Jacques, qui perpétua la famille.
Armand-Jacques Guyon, seigneur de Briare et de Champoulet, fut lieutenant aux gardes françaises; mais, grièvement blessé a l'affaire de Valcour (3), il (ut obligé de quitter le servicc^II se maria trois ans plus tard, le 24 juin 1092, a Marie de Beauxoncles (4), demoiselle de
(1) Mémoires de Samt-Shnon, t. XVIII, p. 3G7. M. le baron AchiUe de Morogues, gendre du marquis de Guercheville, possède un beau portrait de la duchesse de Sully, peint par Largillière.
(2) Il acheta à la vente d'Anet, en 1724, une grande partie des beaux livres de Diane de Poitiers. Sa bibliothèque fut acquise en totalité par le duc de La Vallière. (A rmorial du bibliophile, 1870-73 )
(3) V. le récit de celle affaire dans le Journal de Datigeau, à la date du 28 août 1(389. On y trouve cette mention : Guyon, le bras cassé.
(4) Famille du Vendôn;ioi$ alliée aux familles des Ëssarts, de Beau'*