‹ Madame GuyonChapitre 16 sur 156 · CHAPITRE II. - LA JEUNE FEMME · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. - LA JEUNE FEMME

jours en lutte contre- les emportements de son mari, contre les suggestions de sa vanité et les assauts de son entourage, elle usa ses forces, k la fin, et tomba dangeureusement malade. Les médecins s'employèrent avec énergie ; ils lui tirèrent quarante-huit palettes de sang en sept jours. Elle n'en avait plus qu'ils en voulaient tirer encore; et l'ayant presque tuée, ils déclarèrent qu'il n'y avait plus d'espoir. C'est sans aucun regret qu'elle quittait la vie ; mais son mari ne se pouvait consoler : il faillit mourir de douleur. N'ayant plus rien k attendre des hommes, il recourut au ciel, fit un vœu k saint François de Sales et fut exaucé. La malade ne fut pas plus tôt hors de danger qu'il se mit k la tourmenter encore.

C'est vers ce temps, dans la seconde année de son ménage (1666), que M"** Guyon perdit sa mère. Elle ne fut malade que vingt-quatre heures, et mourut dans les sentiments de la plus fervente piété.

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