‹ Madame Guyon, sa vie, sa doctrine et son influence; d'après le écrits originaux et des documents inéditsChapitre 23 sur 152 · G MADAME GUYON · texte numérisé non relu

G MADAME GUYON

(le plaire, ne tiraient point leur origine d'un excès (l'amour pour M. Guyon, il demanda nettement a la jeune femme a (juelle intention elle s'était mariée. Elle répondit (jue c'avait été pour obéir. Le confesseur se fâcha; il représenta a sa pénitente (]u'un pareil motif ne valait rien, qu'il fallait tout refaire ou se séparer, et qu'en attendant, les complaisances qu'elle pourrait avoir seraient autant de péchés mortels. Cela dit, il imposa, a l'appui de sa décision, des pénitences excessives.

M""" Guyon se trouvait dans le plus cruel embarras : on venait de lui montrer le péché là où elle mettait son devoir, La crise heureusement dura peu. En repassant par Orléans, la jeune femme eut recours a un jésuite, (jui rétablit tout : il leva les scrupules et les pénitences, décida que le mariage était bon, et qu'il n'y avait, en tout cela, point de péché, même véniel, au contraire.

M""" Guyon avait trois enfants, à cette époque de sa vie : Jacques, son lils aîné, qui avait quatre ans ; un second lils, âgé de trois ans à peine, et une petite fdle. A son retour de Touraine, elle trouva sa tille malade de la petite vérole. M. Guyon, 'a peine arrivé, fut repris de sa goutte ; enfin Jacques, le fils aîné, prit 1* maladie de sa sœur. En (pielques jours, il fut 'a l'extrémité. M'"'' Guyon, le 4 octobre, fut atteinte à son tour, et son autre fils avec elle. L'enfant mourut, faute de soins. Le médecin envoya dire qu'on ne mît pas la tombe sur sa fosse, parce (pie Jacques n'était pas hors de danger, et que la petite fille ne pouvait passer deux jours.

Au milieu de ces malheurs et de ces mortelles alarmes, M"" Guyon était en proie à toute la violence du mal.

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