ISO II ADAM» ISABELLE
qa'on vous a faite et tous en offre réparation. Et mettant alors sous les yeux du jcrune homme le prétendu billet de la duchesse.
— Connaissei-vous ceci ? dit-elle.
Il voulut s'en emparer, elle Ten empêcha.
— . mon Dieu!... mon Dieu!... Qui me tirera de cet enfer? dit-il... Isabelle!.... madame , je vous en adjure , n'en croyez pas de fatales apparences... Amaury a tout conçu, tout exécuté.
— A qui le persuaderez-vous? répondit-elle avec un calme désespérant. Votre domestique aposté chez moi, est-ce par ordre d' Amaury qu'il s'y trouvait ? heureusement sa mort vous délivre de son témoignage !... Mais m'en faut-il donc davantage pour savoir qui vous éles, l'homme aux honnêtes discours et aux déloyales actions ?
Gabriel s'était jeté à ses pieds : — Grâce !... Grâce II...
— Ah! tout ce débat me fatigue! Vous me devez un compte , et je l'obtiendrai. Un .
dont je porte le nom, se charge de vous le faire rendre.
Elle se rapprocha de son mari : — Notre honneur commun exige que vous vous battiez, et je vous confie le soin de notre honneur..i.
MADAME ISABELLE. ISl
'Vous être militaire, monsieur, vous connaissez votre devoir?...
£t plus bas :
— Si vous me servez courageusement.... je n'aurai plus rien à vous refuser •
M. Isabelle, de pistache qu'il était, devint ponceau.
— Ai-je bien entendu? dit-il.... son crâne s^a mollit, son imagination s'oxida : — A ce prix vous me rendriez féroce !
— Monsieur!... dit-il à Gabriel dont il toucha répaule. — Monsieur, marchons!
Gabriel se releva comme éveillé de quelque rêve pénible.
— Ah ! c*en est trop ! s'écria-t-il , et vous aussi! mais, vous Tavez voulu, oh ! mon Dieu î
£t, dans ce mot, jetant à la femme qui l'envoyait mourir tout ce qu'il y avait de déception et de rage dans son cœur, il sortit avec M. Isabelle.