SCENE ni
GILKTTI, MARIETTA, puis FO RTUN ATO .
GILETTl, à Marietta.
Enfin nous voilà seuls.
Il la serre dans ses bras.
MARIETTA
Oh ! ne me secoue pas comme ça, depuis hier, je crois rêver.
GlLETTI.
Oui, ça a commencé comme un cauchemar, cet étranger avec ce ton de menace, ce pistolet à mon oreille.
MARIETTA
Cette pauvre petite femme qui me suppliait d'une voix si douce en me mettant son chapeau.
GILETTl.
Et puis, cette course en voiture.
MARIETTA
La nuit, au grand galop.
GlLKTTl.
Et ces dragons à cheval autour de nous.
MAUIETTA.
En face de moi, le petit capitaine. (Fredoiiuant.) Un p'tit bonhomme, un pUit bonhomme.
GILETTl.
Puis en arrivant ici, on nous sépare, on m'emmène.
On m'enlève.
On me dérhabille.
MARIETTA
On m'attife avec celte robe.
GILETTl.
Et moi^ avec ce frac à boutons d'or.
MARIETTA
Et nous nous retrouvons comte et comtesse.
GILETTl.
Et Ton nous promet dix mille écus.
MARIETTA
En v'ia une aventure !
GILETTl.
En voilà un voyage !
MARIETTA
Un rude voyage ! et cette voiture, comme elle cahotait!
GILETTl.
C'est vrai, elle cahotîit, tandis qu'ici... (il lemiuasâ.'.) ça ne cahote pas.