‹ Madame l'archiduc (volume 2)Chapitre 35 sur 114 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Tais-toi donc.

GILETTI.

Puisqu'on nous permet de nous aimer, d'aimer sa p'tite femme, car t'es ma p'tite femme.

Il lui donne une bourrade.

M ARIETTA, interne jeu.

Qu'l'es bête... Et toi l'es mon p'tit mari.

GLLETTI.

On n'peut pas changer ça, c'est qu't'es ma p'tite femme et quej' t'aime.

M ARIETTA.

Oui, mais nous sommes comte et comtesse, maintenant.

GILETTI.

Sais-tu ce que ça fait les comtes et les comtesses?

MARIETTA

Non !

GILETTI.

Eh bien, ça commence par aller fermer les portes, et j'vas fermer celle-ci.

Il va à la porte au fond, Fortunato parait. FORTIINATO.

Pardon !

MARIETTA

Tiens, le p'tit dragon.

Qu'est-que vous nous voulez encore?

FORTUNATO

Je viens pour une affaire très-importante, je viens accomplir une grave formalité, (il va à Marieita.) Le voyage ne vous a pas fatiguée, comtesse, vous êtes plus jolie que jam:iis.

11 lui baise la main.

GILETTI.

Dites doiir, c'est ça que vous appelez une formalité?

FORTLNATO.

-Quelle formalité! Ah oui, la formalité, j'y reviens.

11 embrasse de nouveau la main de Mai-ietta. GILETTl.

Mais, c'est à ma femme que vous revenez.

lORTUNATO.

C'est vrai, je mJoubliais... qui ne s'oublierait devant de pareils yeux V

Il parU à Giletti suni le regaidjr et couteaj|)laat Mariatta. GILETTl.

Eh bien !

FORTUNATO

Eh bien, monsieur le comte, je viens au nom de Son Altesse l'archiduc Ernest, vous demander votre épée.

GILETTl.

Mon épée 1

MARIETTA

Donnez-y, et puis le fourreau avec... ça t'^rêne.

GILETTl; dégrala b cjinturoa et teui le tout à Fortunato qui u'y fait jias alteutioQ .

Voilà répée.

FORTUNATO

Et puis donnez-mt)i votre parole de gentilhomme de ne pas chercher à fuir de ce château.

GILETTl.

Ma parole de gentilhomme !

MARIETTA

Donnes-y... ça te gêne aussi.

GILETTl.

Je la lui donne.

FORTUNATO

D'ailleurs vouschercheriez à fuirde ce château, que vous ne le pourriez pas, j'ai mis des dragons à toutes les issues, et si l'on peut entrer, on ne peut pas sortir.

MARIETTA

Alors, pourquoi que vous lui demandez sa parole?

Page 1