ACTE DEUXIÈME
Tais-toi donc.
GILETTI.
Puisqu'on nous permet de nous aimer, d'aimer sa p'tite femme, car t'es ma p'tite femme.
Il lui donne une bourrade.
M ARIETTA, interne jeu.
Qu'l'es bête... Et toi l'es mon p'tit mari.
GLLETTI.
On n'peut pas changer ça, c'est qu't'es ma p'tite femme et quej' t'aime.
M ARIETTA.
Oui, mais nous sommes comte et comtesse, maintenant.
GILETTI.
Sais-tu ce que ça fait les comtes et les comtesses?
MARIETTA
Non !
GILETTI.
Eh bien, ça commence par aller fermer les portes, et j'vas fermer celle-ci.
Il va à la porte au fond, Fortunato parait. FORTIINATO.
Pardon !
MARIETTA
Tiens, le p'tit dragon.
Qu'est-que vous nous voulez encore?
FORTUNATO
Je viens pour une affaire très-importante, je viens accomplir une grave formalité, (il va à Marieita.) Le voyage ne vous a pas fatiguée, comtesse, vous êtes plus jolie que jam:iis.
11 lui baise la main.
GILETTI.
Dites doiir, c'est ça que vous appelez une formalité?
FORTLNATO.
-Quelle formalité! Ah oui, la formalité, j'y reviens.
11 embrasse de nouveau la main de Mai-ietta. GILETTl.
Mais, c'est à ma femme que vous revenez.
lORTUNATO.
C'est vrai, je mJoubliais... qui ne s'oublierait devant de pareils yeux V
Il parU à Giletti suni le regaidjr et couteaj|)laat Mariatta. GILETTl.
Eh bien !
FORTUNATO
Eh bien, monsieur le comte, je viens au nom de Son Altesse l'archiduc Ernest, vous demander votre épée.
GILETTl.
Mon épée 1
MARIETTA
Donnez-y, et puis le fourreau avec... ça t'^rêne.
GILETTl; dégrala b cjinturoa et teui le tout à Fortunato qui u'y fait jias alteutioQ .
Voilà répée.
FORTUNATO
Et puis donnez-mt)i votre parole de gentilhomme de ne pas chercher à fuir de ce château.
GILETTl.
Ma parole de gentilhomme !
MARIETTA
Donnes-y... ça te gêne aussi.
GILETTl.
Je la lui donne.
FORTUNATO
D'ailleurs vouschercheriez à fuirde ce château, que vous ne le pourriez pas, j'ai mis des dragons à toutes les issues, et si l'on peut entrer, on ne peut pas sortir.
MARIETTA
Alors, pourquoi que vous lui demandez sa parole?