REPRISE
ENSEMBLE
C'est entendu, c'est convenu, C'est entendu.
FRANGIPANO.
Enfin, nous nous expliquerons mieux tout à l'heure. (a Giietti.) Monsieur le comte, veuillez prier madame la comtesse de se retirer un instant.
MARIETTA, prenant le bras de Giietti.
Mais, monsieur !
FRANGIPANO.
Cinq minutes seulement, il s'agit d'une affaire grave.
MARIETTA
Cinq minutes, pas plus.
FRANGIPANO.
Foi de gentilhomme! Madame, permettez-moi de vous reconduire.
Il prend la main de Marietta et la conduit à la porte, premier plan à droite. — Les trois autres suivent l'un derrière l'autre et saluent, Marietta leur rend leur salut gauchement et disparaît. GILETTl, à part.
Qu'est-c'qui va m'arriver ?
FRANGIPANO, revenant, ainsi que les trois autres.
A nous maintenant.
GILETTl.
Quoi qu'y a pour votre service?
PONTEFIASCONE.
Laissez -nous vous contempler.
Nous ne vous avions pas encore vu.
liONARDO.
Tous les traits de son père.
PONTEFIASCONE.
A peine avez-vous reçu notre honorée d<i 5 cognant,
< ILETTI.
Votre honorée ?
FUANGIPANO.
Que vous accourez aussiiôl, c'est bien !
PONTEFIASCONE.
Noble cœur!
Cœur chevaleresque!
BONAVENTUKA.
Cœur héroÏQue!
BONARDO.
Cœur magnanime!
FRANGIPANO.
C'est pour aujourd'hui la grande consjiiration.
Tout e-t prêt, ori n'attendait plus que toi,
BONAVENTL RA.
Tu vas monter à cLeval.
BONARDO.
Tu iras à la ville.
FRANGIPANO.
Tu prépareras un soulèvement.
PONTËFIASCON E.
Tu te mettras à la tête du mouvement.
BONAVENTUKA.
Tu casseras beaucoup de carreaux.
BONARDO.
Tu envahiras le palais du tyran.
A moi seul?
PONTËFIASCON E.
Non, avec le mouvement.