ACTE DEUXIÈME o
l'archiduc, furieux.
Vous, ne masquez pas.
PO.NTEFIASCONE.
Non, vous, ne me masquez pas. (Finissant par comprendre, il remonte un peu et recommence.) Anniblll (Je PonteliaSCOUe.. . l'ARCHIUUC, à Fortnnato.
Capitaine, donnez un fauteuil. (Poutefiascone remercie, croyant que c'est pour lui.) à madame la comtesse. (Fortnnato fait signe à un domestique qui apporte un fauteuil et le place en face de l'archiduc, Marietta s'assied en souriant.) Et VOUS COnspireZ. VoUS armez le
bras d'un assassin. (Regardant Marietta assise.) Là, très-bieu ! (a Pontefiascone ) Contiîiuez et ne masquez pas...
PONTEriASCONE.
Annlbal, Beppino de. .
l'archiduc Fortunato, un tabouret pour madame la comtesse.
Celui-ci fait un signe au domestique qui l'apporte, Fortnnato le prend et lo mot sous les pieds de Marietta.
PONTEFIASCONE.
Beppino, Annibal de Pontefiascone, né. .
l'archiduc.
Vous dites toujours la même chose.... boust, enlevez le conjuré !
Deux dragons s'emparent do Pontefiascone et l'emmènent, deuxième plan à gauche, et reviennent aussitôt.
l'archiduc.
A un autre, avancez, vous le premier.
Frangipano et Bonaventura s avancent.
BONAVENTURA
C'est moi le premier.
Frangipano le repousse et s'avance.
l'archiduc, regardant Marietta.
Vos nom, prénoms, âge, profession... (s'oubiiant.) Levez la main, dites, je le jure, l'affaire est entendue... elle
est adorable. (Franj^ipano va pour s'en aller, l'archiduc criant.) VoS
noms.
FRANGIPANO.
Géronimo, Pancracio, Tapafini...
l'archiduc, furieux.
Comment, j'ai pas Gni, qii^st-ce qu'il a dit?
FRANGIPANO.
Marquis de Frangipano...
l'archiduc.
Frangipano, n'êtes-vous pas l'auteur d'un manuel du parfait conspirateur ?
FRANGIPANO.
Dont rédition est épuisée, oui, Altesse!
Il masque Maiietta.
l'archiduc.
Ne masquez pas !
FORTUNATO
Ne masquez pas !
TOUS
Ne masquez pas !
L'archiduc avance un peu son fauteuil et regarde les pieds de Marietta sur le tabouret.
Elle a un pied charmant, quel pied charmant ! (Frangipano
allonge son pied croyant que c'est du sien dont l'archiduc parle.) Il CSt ravissant ce pied ! (Frangipano se rengorge avec satisfaction.) Ne
masquez pas!..
FORTUNATO
Ne masquez pas !
l'archiduc.
Il n'y a pas dans ma cour de plus joli pied que celui-là...
FRANGIPANO, avec orgueil, avançant l'autre pied,
J'ea ai un second.
l'archiduc.
La duchesse de Civita-Vecchia avait certainement un pied délicieux, mais il y a dans celui-ci plus de grâce,
plus d'esprit. (Frangipano confus s'avance.) Nc masqUCZ donC
pas !