ACTE DEUXIÈME
FORTUNATO, cherchant à rappehr l'archiduc à la situation.
Monseigneur, pardonnez-moi, mais Tinterrogatoire...
l'archiduc, absorbé.
Oui, il a bien plus d'interrogatoire. (Revenant à lui.) Houst, enlevez le conjuré!
TOUS
Enlevez le conjuré!
Deux dragons s'emparent de Frangipane et le conduisent deuxième plan à gauche.
l'archiduc.
Pianodolce, continuez Tinterrogatoire.
PIANODOLCE.
Oui, Altesse! (a Bonardo.) Avancez, vous le premier...
Bonaveutura et Bonardo s'avancent.
BONAYENTURA.
C'est moi le premier.
l'archiduc.
Ah! c'est vous le premier? (Aux dragons.) Enlevez le premier, et le second aussi !
Les dragons les emmènent deuxième plan à gauche, TOUS.
Enlevez-les!
LES QUATRE CONSEILLERS
Monseigneur, l'interrogatoire.
l'a RCHIDUC, ennuyé.
Oh! ces voix dans mon dos! houst! Dragons, enlevez mes conseillers !
Les dragons les emmènent deuxième plan à droite. — Fortunato sort derrière eux .
L ARCHIDUC, se levant. — Un domestique range le fauteuil à Giletti qui s'est assis sur le petit tabouret à la droite de Marietta.
Avancez, monsieur le comte, (ciietti s'avance.) Je vais reprendre moi-même la direction de l'interrogatoire. (L'ar-
chidnc en passant, regarde Giletti qui sourit.) A-t-il Un SOUrire agaçant, cet animal-là ! (il va s'asseoir sur le tabouret.) Elle est exquise, elle a un sourire angélique! (Haut.) Il fait ici une
chaleur atroce, comtesse, voulez-vous prendre une glace, un sorbet, une petite brioche?
MARIETTzV, cil minaudant, se lève ainsi que !e linc^ le domestique enlève le fauteuil et le tabouret.
Oui, je veux bien !
L ARCHIDUC, lui prenant la main.
Elle est exquise.
Il la lui embrasse, Giletti tape sur l'épaule de rarcbiduc.
l'archiduc.
Qu'est-ce que c'est?
GILETTI.
Pardon, monseigneur, je vais vous dire, je sais bien que ça se passe comme qa dans les cours, et qu'il y a des maris qui s'en arrangent, mais pas moi...
LE DUC, fait un signe aux deux dragons qui sont restés, ceux-ci avancent.
Ah! pas toi !
GILETTI.
Non, pas moi... on ne se chauffe pas de ce bois-là dans ma famille.
l'archiduc.
Ah ! on ne se chauff'e pas dans ta famille, houst, houst, enlevez le mari, enlevez-le!...
Les dragons l'enlèvent. GILETTI, pendant qu'on l'emporte.
Je te rattraperai, vilain singe.
Il disparaît.
MARIETTA
Je vous en prie, monseigneur, qu'on ne lui fasse pas de mal.
Elle va vers la porte où est entré Gilelti.
l'archiduc.
Soyez tranquille, et cependant, jamais on ne m'a appelé vilain singe.
MARIETTA
C'est qu'on n'y avait pas pensé avant, monseigneur, sans ça...
Elle cherche à voir à travers la porte.